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Des poulets pourris déversés dans l’enceinte de l’aéroport de Gbèssia : les riverains respirent des odeurs nauséabondes

L’odeur des poulets pourris déversés dans la cour de l’aéroport international de Gbessia met en danger la vie des habitants du quartier Faban dans la commune de Matoto.  Ce mercredi 18 novembre, notre reporter est allé à la rencontre de la population riveraine qui est en colère contre les autorités aéroportuaires. 

Difficile de respirer en accédant au quartier Faban. Une odeur nauséabonde étouffe aux alentours du dépotoir des poulets pourris. N’Faly Goua Touré, gérant d’un bar, pointe du doigt des responsables de l’aéroport « Au début on pensait que c’était des eaux usés des femmes pécheurs, mais après quelques jours le quartier a vu que ce n’était pas ça. Nous avons cherché à savoir. C’est après le chef secteur est venu m’informer, soi-disant que ce sont des poussins pourris qu’ils sont venu jeter dans la cour de l’aéroport. On n’est parti vérifier effectivement c’était ça. Les agents de sécurité même ont témoigné que ces déchets viennent de l’aéroport, maintenant ça fatigue le quartier. »

Cette situation a engendré la rareté de sa clientèle poursuit-il.  Le conseil de quartier a pris connaissance du mal, mais en vain.  « Nous avons informé d’abord l’autorité mais aucune réponse, même les forces de l’ordre ont été de la situation mais jusqu’à présent aucune personne d’entres elles sont venues. Je suis un gérant d’un café bar et y’a pas de client, tout le fuit à cause de cette odeur. » a-t-il déploré.

N’Faly Goua Touré lance un appel au gouvernement afin de  remédier à ce problème « S’ils ne viennent pas, ça va nous fatigue comme ça nous fatigue déjà, l’autorité n’a qu’à venir pour dégager la saleté hors de notre sommet. Parce que l’aéroport est sur le sol Guinéen, s’ils prennent les déchets de l’aéroport pour déverser à coté des citoyens ça veut dire l’Etat a sa part de responsabilité. »

Il convient de rappeler que la découverte des poulets pourris importés à Conakry est devenue récurrente.   La dernière en date a eu lieu à Dar-es- Salam dans la commune de Ratoma.

Abdourahim Baldé

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