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Dignité des victimes de traite : plaidoyer pour l’application des recommandations

L’humanité célèbre ce vendredi 31 juillet 2021, la journée internationale de la dignité des victimes de traite sous c’est le thème : ‘’La voix des victimes nous guide’’. En Guinée, le thème retenu au plan national pour cette journée est : ‘’Tous unis contre l’exploitation par le travail’’.

Pour la circonstance, c’est le comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées qui en a fait le point à travers une conférence tenue à la maison de la presse de Kipé, dans la commune de Ratoma.

Le phénomène de la traite des personnes est très visible en Guinée surtout à Conakry selon le constat sur le terrain. Dans les marchés, devant les lieux de culte, les ronds-points et autres endroits publics, des individus notamment des enfants pour la plupart se font exploiter à longueur de journée. Cette pratique pousse parfois des gens à convaincre de jeunes guinéenspour les envoyer en occident pour des fins d’exploitation.

 « Nous ne sommes pas surpris parce que les informations viennent de nous. Ce qui est important, c’est la mise en œuvre des recommandations qui ont été formulées. Est-ce que nous sommes en capacité de les mettre en œuvre ? Malheureusement si elles ne sont pas mises en application ; la première sanction c’est que nous allons être rétrogradé dans la troisième catégorie. C’est la catégorie des Etats qui ne font aucun effort. Ce n’est pas notre souhait mais il faut qu’on se bouge un peu pour que les recommandations qui ont formulées en termes du renforcement du comité, de mise en œuvre du  plan d’action surtout du comité et l’appui à l’OPROGEM à travers la mise en œuvre de son plan d’action », a plaidé Aboubacar Sidiki Camara, président dudit Comité.

Dans le dernier rapport publié par le département d’Etat américain, la Guinée s’est vue rétrogradée sur la chaine internationale dans le cadre de la lutte contre cette pratique devenue monnaie courante.

Une réalité dont le président du comité se dit conscient. Selon le chargé de la communication et règlementation de l’OPROGEM, des efforts sont consentis pour mettre fin à cette pratique mais aucune disposition n’est prévue pour l’heure dans la loi guinéenne.

« Nous n’avons pas encore une loi spéciale comme le cas dans d’autres pays qui est dédié dans le cadre de la traite contre des personnes. Mais je crois que le comité est entrain de se battre auprès les autorités pour trouver une loi. Par exemple le mariage forcé et précoce, ce sont des cas assimilés à la traite des personnes mais beaucoup de connaissent pas ». 

AMARA SIMBA SYLLA

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