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Ecole publique Kipé : les enfants dans la psychose, boudent les classes

Les cours se déroulent-ils normalement dans les écoles ? En tout cas, la grève déclenchée par le SLECG semble porter fruit dans certains établissements publics. A cela s’ajoute la grève du FNDC qui crée la psychose dans la cité. C’est le cas des écoles primaire, collège et lycée Kipé dans la commune de Ratoma. Constat sur la journée de ce mercredi 15 janvier 2020.

Dans la commune de Ratoma, plusieurs établissements sont restés fermés suite à la crise socio-politique qui secoue actuellement le pays. A l’école primaire Kipé, contrairement aux enseignants, la majorité des élèves étaient absents. A en croire Mohamed Camara, directeur-adjoint de ladite école, il y’a eu 15 sur 15 enseignants présents dont 9 femmes. Sur les 1063 élèves, étaient présents ce mercredi dans les salles de classe, 308 apprenants dont 156 filles qui ont d’ailleurs bénéficié normalement des cours. Cette absence notoire des élèves de l’école primaire Kipé peut s’expliquer par la peur des parents à laisser leurs enfants partir à l’école, en cette période de crise que traverse notre pays.

Au collège du même établissement, les autorités éducatives n’ont pas accepté de se prêter à nos questions. Quant aux élèves, ils nous ont confié hors-micro qu’à cause de l’absence de leurs professeurs, les cours n’ont pas eu lieu. Plus loin, ils ont expliqué qu’il leur a été demandé d’ôter leurs tenues, afin de ne pas être identifiés dans la rue. Chose qu’ont aussi exigé les autorités éducatives du lycée Kipé à leurs élèves, qui étaient très nombreux derrière la cour de l’école et prêts de rentrer. Notre équipe de reportage a tout de même aperçu quelques professeurs dans la cour du lycée où l’ambiance était moins dense. Un autre groupe d’élèves et de professeurs était aux cours, selon des apprenants frustrés qui ont été libérés des classes depuis 10 heures. Ils estiment que leurs encadreurs absents résident dans la zone Bambéto-Cosa. Selon toujours ces élèves, leur établissement n’est pas dans l’esprit du SLECG, puisque disent-ils, depuis le début de la grève qui paralyse le système éducatif, les cours se déroulent normalement chez eux, jusqu’au moment où la grève du FNDC a été déclenchée. Ils espèrent tout de même un changement à partir de ce jeudi.

 

FATOUMATA DIABATE

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