Image default
Afrique

Felix Tshisekedi: l’homme qui essaie de surpasser son père pour diriger la RDC

Felix Tshisekedi Tshilombo est l’un des principaux candidats de l’opposition à l’élection présidentielle de dimanche en République démocratique du Congo, mais Louise Dewast se demande s’il peut échapper à l’ombre de son père.

Cet homme de 55 ans, père de cinq enfants, est surtout connu pour être le fils du regretté chef de l’opposition Etienne Tshisekedi, mais il insiste sur le fait qu’il ne cherche pas à rivaliser avec l’aura de son père.

Le père de Felix Tshisekedi, fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en 1982, était un rival redouté du dictateur Mobutu Sese Seko, mort quelques mois après son éviction en 1997, puis des présidents Laurent et Joseph Kabila.

Sous sa direction, l’UDPS est devenu le plus grand parti d’opposition du pays, mais il n’a jamais réussi à conquérir le pouvoir.

Sa contestation judiciaire des résultats officiels de l’élection présidentielle de 2011 a échoué. Il avait eu 32 % des voix contre 49 % pour Joseph Kabila.

Le chef chevronné de l’opposition est décédé en 2017, ce qui laissait planer des questions sur sa succession.

“Pas de laissez-passer”

Son ancien chef d’état-major Albert Moleka a déclaré à la BBC que son fils n’était pas forcément le choix évident : “Etienne Tshisekedi s’est montré très sceptique vis-à-vis des capacités de son fils. Il était très exigeant envers son fils”.

“C’était quelqu’un qui s’est battu pour le peuple et il n’allait pas donner un laissez-passer à son fils.”

M. Moleka a déclaré que c’est la mère du candidat à la présidence, Marthe Kasalu, qui a fait pression pour que le fils devienne le leader.

En mars de cette année, il a été élu à la tête du parti et est devenu son candidat de facto pour les élections présidentielles.

Mais M. Tshisekedi ne s’est pas contenté de tirer profit de son nom.

Il a été plongé dans la politique dès son plus jeune âge, et l’homme qui souhaite être président a dû se frayer un chemin à travers le parti.

Il a également dû subir les conséquences de l’activisme politique de son père.

Lors de la création de l’UDPS, la famille Tshisekedi a été contrainte de s’exiler dans sa ville natale, dans la province centrale du Kasaï.

Ils y restèrent jusqu’en 1985, date à laquelle le Président Mobutu autorisa la mère et les enfants à partir.

Articles Similaires

Coronavirus : Nuno Gomes Nabiam, le Premier ministre de la Guinée Bissau, infecté

soleilfm935

Le conflit au Tigré plonge 2,3 millions d’enfants dans le besoin

redaction

Maroc : le ministre de l’Équipement, Abdelkader Amara, testé positif au Coronavirus

tsegbaya