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Le 21 novembre, journée des pêcheurs artisans et des travailleurs de mer qui passe inaperçue en Guinée

Le 21 Novembre de chaque année est consacrée à la journée mondiale des pêcheurs artisans et des travailleurs de mer. A l’occasion de cette journée, notre reporter s’est rendu au débarcadère de Nongo, dans la commune de Ratoma pour s’enquérir des réalités que vivent les pêcheurs dans ce petit port de Conakry en cette période de Covid-19.

Dans ce débarcadère, cette journée est méconnue des pêcheurs. Chacun s’occupe de ses affaires comme si de rien n’était.  N’faly Cissé, chef de débarcadère de Nongo impute la responsabilité au ministère de tutelle « Nous ne sommes pas au courant parce que nous n’avons pas été informés, cela ne dépend pas de nous mais de nos chefs. Commençant par le gouvernement, le ministère, les coordinations, les fédérations et les unions c’est eux qui doivent nous informer. »

Dans une  déclaration la confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale (CAOPA), a demandé à l’union africaine de s’impliquer activement dans la reconstruction des communautés de pêche artisanale en vue de mettre en œuvre des directives pour une pêche artisanale durable. 

En marge de cette journée, N’Faly Cissé a saisi l’occasion pour énumérer  les difficultés  auxquelles des pécheurs  sont confrontés en cette période de crise sanitaire « Quand vous voulez sortir vers 3h-4h on nous bloque, c’est sauf quand tu viens à 7 heures pour sortir alors que la pêche c’est chaque marée ; dès fois il faut sortir à 4h-5h. Quand vous allez en mer il y a peu de poissons, beaucoup d’ordures, nos matériaux coûtes chers. Le moteur 15 chevaux  c’est 25 millions de franc guinéen, les filets 25 mailles 1 millions… »

Pour pallier à ce problème, le premier responsable du débarcadère de Nongo lance un appel au gouvernement « L’Etat n’a qu’à aider les pécheurs artisanaux mais pas tous les pécheurs, parce que chez nous ce secteur est beaucoup occupé par les pauvres. L’Etat a abandonné la pêche artisanale complètement, nous sommes là à la merci des grands, des sociétés coréennes et chinoises. »

Dans le monde, près de 60 millions de personnes travaillent dans le secteur de la pêche dont la moitié est constituée de femmes.

Abdourahim Baldé

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