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Les étudiants de Gamal et de Sonfonia dénoncent la cherté du transport urbain dans les rues de Conakry

De nombreux étudiants des universités Gamal Abdel Nasser de Conakry et Général Lansana Conté de Sonfonia ont battu le pavé ce lundi 21 septembre 2020 pour exprimer leur colère liée à la cherté du transport qui est passé de 1500 à 3000 gnf en cette période de Covid-19. Ils exigent la réduction, donc l’inverse : de 3000 à 1500 gnf. Mariam Dalanda a joint Ousmane Camara porte-parole du mouvement.

Pour rappel, le 26 mars dernier, les autorités gouvernementales décidaient de la réduction du nombre de passagers dans les transports en commun soit 3 (1 devant et 2 derrière) par taxi et 7 à 10 par minibus. Ce, eu égard à la vitesse de propagation du Coronavirus en Guinée. Conséquence, le transport double et passe de 1500 à 3000 gnf. Et c’est contre cette flambée que se sont levés comme un seul homme, les étudiants des Universités Gamal Abdel Nasser de Conakry et Général Lansana Conté de Sonfonia. Le seul mot d’ordre est le retour à la normale de 3000 à 1500 gnf. Ousmane Camara est leur porte-parole. 

« Nous sommes ce matin dans les rues pour dire au gouvernement guinéen de ramener le prix du transport à la normale. Au lieu de 3000, nous voulons maintenant que ça soit 1500 gnf. Car nous avons constaté une injustice dans tout cela. Les campagnes ont débuté dans tout le pays est plus particulièrement à Conakry là-bas, la distanciation n’est pas respectée. Mais on a monté le transport de 1500 à 3000 pour enfin faire respecter la distanciation dans les voitures. Et si aux lieux des campagnes là où il ya les autorités de ce pays, là-bas la distanciation n’est pas respectée. Et nous étudiants, on nous force à payer les 3000 fg. C’est dans cette directive que j’ai essayé de mettre ce collectif afin de mobiliser mes amis de Gamal et de l’université Sonfonia de sortir faire une manifestation purement pacifique et citoyenne afin de réclamer nos droits envers l’Etat », précise le porte-parole des étudiants grognons.

Malgré les intimidations dont ils font objet, ces étudiants comptent poursuivre leur combat jusqu’à obtenir gain de cause.

« On va donner un délai au gouvernement jusqu’au mercredi. Plus tard le jeudi, s’il n’y a pas une suite favorable prise à cette situation, nous allons reprendre la manifestation parce que Gamal a fait, nous aussi nous avons fait donc on va élargir l’information dans toutes les autres universités de la capitale », dit-il.  

Pour cette première journée, les forces de l’ordre sont intervenues, procédant à des arrestations, nous a confié notre interlocuteur.

Mariama Dalanda bah

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