Soleil FM
Guinée politique Infos

Manifestation de l’opposition : trois morts à Wanidara dont un policier !

La journée ville-morte de ce mercredi 7 novembre n’a pas bien été suivie dans certaines localités de la capitale. De Lambangny à Madina comme sur l’autoroute Fidèle Castro, où la circulation était dense, des commerçants ont ouvert leur lieu de commerce. 

Du carrefour Lambagny en passant par Taouya jusqu’à Madina, la circulation était fluide. A 11h déjà, le grand marché de la capitale faisait son plein. La plupart des boutiques étaient ouvertes. Assis devant son magasin, Ousmane Doukouré confie. « Je suis là pour chercher la dépense de la famille et ce qu’on gagne c’est ce que mange. La ville morte est bien mais le besoin se manifeste toujours. C’est pourquoi, de fois il faut venir au marché pour chercher de quoi vivre ».

Mamadou Aliou Sow un autre commerçant était bel et bien à Madina. Mais contrairement à notre premier interlocuteur, ce dernier n’a pas ouvert sa boutique devant laquelle nous l’avons trouvé assis. « Moi j’ai fermé ma boutique et je suis prêt à rentrer chez moi. Car je respecte le mot d’ordre ville de l’opposition ».

Interrogé, cet autre citoyen rencontré à Kaloum et qui a préféré garder l’anonymat, dit ne pas être contre la ville morte, mais déplore tout de même les violences enregistrées pendant les manifestations. « Ici il y a aucun problème. Je ne suis pas contre la ville morte mais je déplore les violences que je condamne surtout barrer la route et surtout s’attaquer à des innocents ». Il est à rappeler que plusieurs taxieurs refusaient d’embarquer des citoyens de peur de se heurter à des violents manifestants dans leur trajet.

 

D’ailleurs, sur l’axe Le Prince, c’était le pire. Des barricades un peu partout de manifestants pour empêcher ceux qui veulent vaquer à leurs affaires de le faire. Ce qui du coup a créé des altercations entre forces de sécurité et manifestants.

C’est le cas à Wanidara où deux jeunes hommes ont été tués par balle dans la soirée de ce mercredi. Pour l’oncle de l’une des victimes, son parent n’était pas parmi les manifestants. Il estime que ce sont des gendarmes en plus d’avoir dépouillé les jeunes, les ont  assassiné. « C’est hier aux environs de 19h25 que des gendarmes sont venus dans le quartier lorsqu’il y’avait des jeunes manifestants dans la rue. Une fois sur les lieux, ils ont tiré ! Et en ce moment même, je regardais le match de football et du coup lorsque j’ai entendu les coups de feu et entendu des cris de détresse, je suis sorti. Les gendarmes étaient là et lorsque nous avons essayé de secourir le blessé, ils nous en ont empêché. Pendant vingt-cinq minutes, ils sont restés sur les lieux nous empêchant de venir en aide à ce jeune qui était à terre. C’est lorsqu’ils sont partis que nous avons pu emmener à l’hôpital la victime touchée par balle au genou. C’est sur le chemin qu’on nous a annoncé une autre victime et lorsque je me suis dirigé du côté où il se trouvait. Malheureusement, Amadou Bella avait déjà rendu l’âme, puisqu’il avait reçu une balle dans la tête, et son cerceau était déjà à terre. Plus loin, j’ai été informé d’un autre cas et lui, c’était mon neveu qui avait été assassiné par ces gendarmes. Ces corps habillés ne se sont pas limités là! Ils ont dépouillé les victimes de tout ce qu’ils possédaient. C’est vraiment regrettable », a expliqué Bah Mamadou Larry.

De l’autre côté, un policier a été égorgé par de jeunes manifestants dans la même zone de Wanidara ce jeudi 8 novembre dans la matinée, a confié Commissaire Babacar Kassé, contrôleur général de la police. Selon une source fiable, ce dernier et d’autres policiers dans leur service de maintien d’ordre auraient été pourchassés par des jeunes en colère. Abandonné par ses amis dans les mains des manifestants, il a perdu la vie, lapidé puis égorgé.

Cet acte survient alors que l’opposition a appelé à une manifestation ce jeudi. Selon notre reporter sur le terrain, bien que toutes manifestations aient été interdites, pas de dispositifs devant le domicile de Cellou Dalein pour empêcher que lui, d’autres leaders de l’opposition et leurs militants ne regagnent point les rues.

 

SOLEIL FM GUINEE 93.5

 

Articles Similaires

Un nouveau président à la Cour constitutionnelle : l’UFR compte barrer la route aux ‘’putschistes’’

tsegbaya

Urgent : Malade, le syndicaliste Amadou Diallo dans une clinique enfreint à la décision de sa base

tsegbaya

Santé : les médicaments traditionnels ont une dose, selon une tradi-praticienne

tsegbaya