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Pologne / Climat : les Ministres africains de l’Environnement veulent agir sans attendre

La conférence des parties sur le changement climatique se poursuit à Katowice en Pologne.

Ce dimanche 09 décembre, les Ministres du continent se sont retrouvés pour parler des défis et surtout des actions d’urgence à engager. C’est dans le motif de faire face au changement climatique qui menace l’Afrique, plus que les autres continents, ceci, à cause des effets qu’elle subit mais également, la faiblesse de la mobilisation des ressources pour la lutte contre le phénomène.

Ainsi, l’état d’évolution des statistiques sur le climat, la quatrième assemblée des Nations-Unies sur le climat, le niveau d’avancement des négociations sur la prise en compte des avis de l’Afrique dans cette avancée ont été des points débattus par les dirigeants du continent.

C’est dans un grand hôtel du centre de Katowice que les Ministres du continent en charge de l’Environnement, de l’eau, de l’assainissement et des forêts se sont retrouvés ce dimanche.

Au cœur des débats, les actions d’urgence à mener pour faire face au changement climatique, qui n’attend pas et surtout qui fait des dégâts en Afrique à l’image des inondations, de la sécheresse, de l’élévation du niveau de la mer ou encore de la rareté de pluie et de la forte chaleur enregistrée en Guinée et dans d’autres pays ces dernières années.

Selon le Président de conseil des Ministres Africains de l’Environnement, le Gabonais Jacques Denis SANGA, le combat de la lutte contre le changement climatique ne sera pas gagné facilement, et il faut aussi arrêter de compter sur l’aide extérieure uniquement.

Il poursuit en disant qu’ « il y’a beaucoup de lenteur dans la prise en compte de l’Afrique dans les négociations et il faut que cela change. Mais notre rôle en tant que Ministres en charge de l’Environnement aux cotés des négociateurs, c’est de faire en sorte que les préoccupations du continent soient prises justement en compte dans la mise en œuvre des  actions d’atténuation et d’adaptation face aux changements climatiques. C’est un combat qui sera long et périlleux à mener, mais nous n’allons pas nous décourager toute suite, il faut avancer… ». Il ajoute que les Africains doivent eux-même prendre conscience de la situation et ne pas toujours attendre tout de l’étranger. Un point de vue partagé par l’ensemble de ses homologues présents à la rencontre.

C’est le cas avec la Directrice pour l’Afrique à ONU Environnement, Dr Juliette BIAO KOUDENOUKPO. Elle n’a pas hésité à dire que « la santé financière de la lutte contre le réchauffement climatique n’est pas bonne. Il faut dire les choses comme elles sont… ». Elle va affirmer que l’Afrique doit compter sur les ressources endogènes, et de continuer son allocution en ces termes : « loin de nous plaindre, et d’être pessimiste, je ne suis pas optimiste. Je pense aussi que les Chefs d’Etats Africains doivent mener ce plaidoyer auprès des négociateurs et des partenaires du nord pour que la donne change ».

Pour la Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo Brazzaville, «  il faut faire une grande déclaration au nom de l’Afrique pour agir tous ensemble contre le réchauffement climatique… ».

Pour la Mauritanie, par la voix de son représentant du Ministre de l’Environnement, « les préoccupations des communautés littorales et autochtones doivent être une priorité pour les dirigeants du continent … ».

Quant au Maroc et à l’Ouganda, les Ministres ont mis l’accent sur  les besoins des femmes et des plus jeunes qui « subissent le lourd tribu de ce dérèglement climatique à cause de leur vulnérabilité », selon eux.

Coté partenaires, qu’il s’agisse des représentants d’ONU Environnement, de l’Union Africaine ou de la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, l’unanimité s’est dégagée autour de l’urgence à agir quand on sait tous les effets provoqués par ce phénomène de changement climatique, qui poursuit tranquillement son ascension avec tout son cortège de dégâts.

Reste maintenant à savoir si cette réunion sera prometteuse et qu’elle ne soit pas une de trop,  a martelé un acteur de la société civile Burkinabé.

Ici à Katowice, les arguments et les avis sont les mêmes en ce qui concerne l’urgence à agir sans attendre, pendant que le changement climatique lui poursuit tranquillement son chemin sans être visiblement inquiété.

Comment trouver les milliards de dollars indispensables à cette lutte de plus en plus difficile à mener, c’est face à cela que doivent se tourner les acteurs principaux.

 

Idiatou CAMARA à Katowice

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