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Procès Moussa Yéro renvoyé devant la cour constitutionnelle

Le procès de la journaliste Moussa Yéro qui se tient au tribunal de première instance de Dixinn est renvoyé ce jeudi 11 octobre devant la cour constitutionnelle. C’est compte tenu de la question d’inconstitutionnalité soulevée par la défense lors du procès précédent. La juridiction compétente aura à analyser le sujet dans l’espace de quinze jours.

La journaliste et activiste des droits de l’homme est poursuivie pour diffamation. Au sortir de l’audience de ce jeudi, l’avocat de Moussa  Yéro confie qu’à son avis, ce procès est nul et non avenue. Me Salifou Béavogui  affirme :« vraiment c’est un procès qui n’a aucun sens, devant la cour constitutionnelle nous allons nous battre. La cour constitutionnelle va accepter de considérer  que la diffamation qui est dans la loi sur la liberté de la presse est contraire à la constitution guinéenne notamment à son article 7 qui consacre le droit de la liberté de la presse. Je ne vois pas l’utilité de ce procès ».

Pour l’avocat de la partie civile, cette stratégie de la défense consiste pour Moussa Yéro, d’échapper à la poursuite par des moyens plus ou moins ingénieux. « D’abord nous prenons acte sur la décision qui vient d’être rendu par le tribunal. Moussa Yéro Bah se recroqueville derrière une exception d’inconstitutionnalité de faire retarder la procédure, la vérité c’est quoi ? C’est que les faits impliqués à mon client à travers les allégations de Moussa Yéro Bah ne sont pas fondés. Elle ne dispose pas de preuve; au risque de subir le courroux de la justice, elle utilise le dilatoire pour faire traîner le dossier.  Mais moi je dois vous rassurez que ce dossier ira jusqu’au bout », dixit Mr PéPé Antoine Lamah .

 

Pour finir, Me Salifou Béavogui a exhorté les journalistes au professionnalisme dans leur métier. Car dit-il « nul n’est au dessus de la loi ».

 

MABINTY KEITA

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