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A la une Insalubrité à Conakry ; Les balayeuses de Ratoma plaident pour une amélioration des conditions de travail

Linsan

Pour rendre la Capitale Conakry propre, une équipe de balayeuses est à pied d’œuvre tous les jours dans la commune de Ratoma. Elles balayent et désherbent les bordures sur le long des routes pour non seulement rendre la ville propre, mais aussi pour subvenir aux besoins de leur famille. En ce début de saison pluvieuse, ces femmes sont confrontées à plusieurs difficultés et demandent l’aide aux autorités pour une meilleure condition de travail.

La lutte contre l’insalubrité est une des tâches les plus préoccupantes en Guinée. C’est dans ce cadre que ces balayeuses opèrent depuis le mois dernier dans la commune de Ratoma. Fatoumata Traoré est l’une d’entre elles.

« Nous sommes des femmes, on ne peut pas rester comme ça bras valant. Là maintenant nous avons commencé de faire ce travail, ça nous fait plaisir même de rendre la ville propre parce qu’on est chez nous, donc l’Etat aussi doit nous soutenir, on a besoin de soutien, on est payé à 500.000fg. Si l’Etat pouvait nous aider encore à augmenter ce salaire. Nous avons perdu nos maris on n’a pas d’autres choses, notre plaisir a été que de rentrer dans ce travail » a-t-elle expliqué.

Près d’une quarantaine de femmes sont en activité ce matin de ce jeudi 10 juin 2021 sur le long de cette route de Lambanyi dans les environs de la radio soleil Fm.

Selon cette autre balayeuse, elles travaillent dans des conditions pas très favorables surtout en cette période de pluie.

 « Il faut nous aider à avoir des gants et des manteaux pour nous couvrir quand il pleut, car nous prenons de l’âge. Sinon toute la pluie qui tombe là c’est sur nous qu’elle s’abattra », a-t-elle plaidé.

En plus du manque d’équipements, ces femmes plaident pour une augmentation de salaire.

 « C’est dans ça nous trouvons de quoi nourrir nos familles. Que les autorités nous viennent en aide. Augmentez notre argent. Il y a trop de veuves parmi nous, nous n’avons pas de maison, nous payons la location », s’est-elle plaint.

Pour l’heure le contrat de travail entre ces femmes et la société qui les emploie est de quatre mois en attendant la signature d’un autre contrat.

FATOUMATA KEITA