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A la une Couvre-feu en Guinée : les mots du colonel Mory Kaba

LINSAN

Depuis l’instauration du couvre-feu en Guinée, de nombreux citoyens se plaignent des agissements de certains agents de la sécurité. Selon nos informations, ces agents réclameraient de l’argent aux usagers de la route sur le terrain au lieu de faire respecter la décision du chef de l’Etat. Chose que déplore le directeur adjoint des services de communication du ministère de la sécurité et de la protection civile. Pour Colonel Mory Kaba aucun citoyen ne doit payer de l’argent aux différents carrefours pendant les heures du couvre-feu. Il a été joint ce vendredi 20 août 2021 par notre reporter.

C’est pour limiter la chaine de propagation du Covid-19 dans le pays que le chef de l’Etat a renforcé le couvre-feu qui revient de 22H à 04H du matin. Sauf que des citoyens se plaignent du comportement des agents de sécurité sur le terrain. C’est le cas de Mamadou Samba Bah.

« Le dimanche 20 août 2021, je quittais mon chantier à Bangouyah vers 21h35, arrivé à la T6 ma voiture est tombée en panne. Je suis descendu pour dépanner, du coup, j’ai vu la BAC n° 12 de Keitayah et ils sont venus vers moi pour m’arrêter, je leur ai dit que je dépanne ma voiture, ils m’ont dit que ce n’est pas leur affaire. Ils m’ont jeté dans leur Pick-up et j’ai cogné ma tête. Le matin, ils ont demandé 500.000 francs guinéens (FG)  et ils m’ont finalement retiré mes 213.000 FG que j’avais », explique la victime.  

Selon le Directeur adjoint des services de communication du ministère de la sécurité et de la protection civile, le couvre-feu ne veut pas dire payer de l’argent aux services de sécurité.

« Le ministre est claire là-dessus, les ministères centraux ont répertorié l’information à tous les niveaux. Ceux qui le font, le font de leur propre gré. Et si jamais ils sont arrêtés, ils subiront la rigueur de la loi. Il n’est pas question de payer l’argent pour le couvre-feu quelque soit la situation », précise Colonel Mory Kaba.

Concernant les citoyens arrêtés dans les boîtes de nuit, ils doivent être transférés devant la justice, précise notre interlocuteur.

«Si vous êtes arrêtés dans un lieu de loisir qui est formellement interdit aujourd’hui vous passez directement devant la police judiciaire et vous êtes mis à la disposition du procureur », martèle-t-il.      

A en croire les propos de colonel Mory Kaba, des enquêtes sont en cours afin de mettre un terme à cette pratique de la part de certains agents durant la période du couvre-feu.

FATME JAFFAR