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Actualités Guinée Politique

A la une Conakry : Adama Barrow en visite chez Alpha Condé, les deux inaugurent un centre dès après l’aéroport

Linsan

Après l’aéroport international de Gbessia-Conakry, où le Président guinéen est venu réceptionner son homologue gambien ce jeudi 3 juin 2021, ces chefs d’Etat se sont dirigés avec leurs protocoles à Kaporo, un quartier situé dans la banlieue de Conakry. Alpha Condé et son homologue ont mis l’occasion à profit pour inaugurer le centre de gestion des permis de conduire. Un projet piloté par le ministère des transports.

Satisfait de cette réalisation, le ministre des transports a d’abord salué l’entreprise en charge du projet avant de souligner l’importance accordée à ce permis.

« L’intérêt pour ce projet, c’est tout d’abord assurer la sécurité dans la circulation en République de Guinée. Et l’autre intérêt non des moindre c’est que ce permis est valable à l’international. Cette société a signé un accord qui permet aux guinéens détenteurs de ce permis de s’en servir partout où ils se trouvent dans le monde. Soit on échange avec le permis du pays ou on échange avec le permis guinéen. Aussi ça évite que les accidents ne se produisent parce que ce permis là ne se donne pas à n’importe qui », a expliqué Mohamed Keïta

En plus d’être authentique, ce document n’est pas falsifiable.  Pour son obtention, il faut préalablement passer par des tests.

« Il y’a ici des machines de dernière génération. Donc fini la fraude, c’est le permis de conduire biométrique qui va commencer en Guinée. Pour quelqu’un qui veut avoir un permis il faut passer dans une école et voir si la personne n’a pas une maladie incompatible avec la conduite. Et on t’examine si les cours théoriques et pratiques sont assimilés. C’est en ce moment seulement qu’on peut laisser la personne prendre un permis », a commenté Mômon Sacko, directeur du projet en charge.

Pour faire adhérer les citoyens à cette initiative, une campagne de sensibilisation est prévue dans les prochains jours à l’intérieur du pays, a indiqué Alhassane Kénéma, directeur général d’informafrik.

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU    

Actualités Guinée Politique

Morcèlement des structures professionnelles : « l’Etat est à la base de cette division… », incrimine Moussa Samoura, un analyste politique

Linsan

Les structures socio-professionnelles vont de mal en pire en Guinée. Le constat révèle qu’elles sont toutes divisées. En réalité, ce sont les citoyens qui payent le prix de cette division.

Dans un entretien accordé à la rédaction soleilfmguinee.net ce jeudi 3 mai 221, Moussa Samoura, Analyste politique et chef de département à l’Université Mahatma Gandhi de Conakry déplore cet état de fait. Il accuse l’Etat d’être à la base de cette division entre les acteurs socio-professionnels.

Depuis maintenant plusieurs années les structures syndicales, les organisations de la société civiles et les acteurs politiques sont dans une division qui ne dit pas son nom. Et pour cause la lutte des intérêts égoïstes et la préférence du gouvernement pour avoir le contrôle sur ces structures socio-professionnelles. Moussa Samoura est un analyste politique et enseignant chercheur à Conakry.

« Dans un premier temps cela découle d’une crise de confiance entre les acteurs. Et la seconde cause est la lutte des intérêts, aujourd’hui mise en avant par la stratégie même du gouvernement à appliquer et à encourager cette politique. Comme on le dit plus ils sont divisés, plus ils n’auront pas le contrôle sur la politique gouvernementale » a-t-il regretté.

Pour cet analyste politique, ces acteurs socio-professionnels doivent se battre pour le bien-être des travailleurs en particulier et des citoyens en général.

« Un militant de la société civile ou un militant du mouvement syndical est un militant qui milite pour la bonne cause. Mais, il met sa conviction afin de lutter pour la cause commune. Alors comme disait Victor Hugo ‘’ vous voulez être des grands hommes de demain, mais mourez aujourd’hui’’. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vous sacrifier pour les autres, ceux qui resteront de vous c’est ça que les gens diront de vous », a renchérit Moussa Samoura.

 L’universitaire propose quelques solutions de sortie de crise.

 « La première des choses il faudrait d’abord que les gens fassent l’examen de confiance qui peut les amener vers une prise de conscience, dire que ce que nous sommes en train de faire n’est pas une chose qui peut nous honorer, n’est pas une chose qui peut nous grandir demain pour la prospérité. Ce qu’on dira de vous qui est positif, qui est plus important, le matériel n’est rien » a-t-il proposé.

Pour l’heure, aucune initiative n’est mise en œuvre pour le rapprochement de ces différentes organisations de la vie socio-professionnelle de la Guinée.

AMARA SIMBA

Guinée Economie

Guinée/carburant : le gouvernement procrastine-t-il ?

Linsan

Les autorités guinéennes maintiennent finalement le prix des produits pétroliers à la pompe, c’est un ouf de soulagement pour la population. Depuis plus d’un mois les dirigeants menacent de revoir le prix du litre à la hausse, qui est vendu à neuf mille (9 000) francs guinéens dans les stations-services du pays.

En tout cas, jamais une éventuelle augmentation du prix du carburant n’a autant secoué la Guinée depuis plus d’une décennie. Interrogé par soleilfmguinee.net, le président du parti de l’unité et du rassemblement (PUR) pense que ce recul du gouvernement n’est qu’une manière de mieux rebondir.

 « Nous vouyons cela comme une sorte de stratégie et c’est du fait que les enseignants se sont lévés, les partis politiques, les couches sociales se sont lévées, ils ont donc décidé de se calmer jusqu’à ce que les examens passent », a dit Louda Baldé.

C’est pourquoi le président du PUR appel les guinéens à agir avec intélligence dans de telle situation.

« Ce que nous avons à dire aux populations, c’est de ne jamais anticiper les choses… la seule chose que la population peut faire, c’est essayer de faire une pression pacifique. Sensibiliser à travers les médias et dire aux autorités que nous ne sommes pas d’accord avec les augmentations fantaisistes », a-t-il conclut.

FATOUMATA KEÏTA

Sociétés

A la une URGENT !!! battue, elle perd son enfant

Linsan

Une femme en ceinte a perdu son bébé suite à la bastonnade que sa belle-famille lui a infligé le samedi 29 mai 2021 à Bambéto, dans la commune de Ratoma. Soleilfmguinee.net a rencontré la victime ce jeudi 3 juin 2021. Lisez les explications.

Suite à une dispute entre la victime et sa belle-famille dont son époux. Selon Mabinty Soumah, la souffre-douleur, c’est grâce à une sage femme que sa vie a été sauvée.

C’est un fait abject dont a été victime Mabinty Soumah, jeune dame violemment bastonnée par son mari et ses belles-sœurs.  Selon elle, tout est parti de la demande d’une assistance médicale pour sa consultation. Chose qui a finalement mal tournée.

« Mon mari m’a dit qu’il n’a pas d’argent et il est allé voir sa mère. Celle-ci a commencé à me gronder, m’insulter en disant que j’ai envouté son fils. C’est là que j’ai répliqué. Et toute suite elle a fait appelle à ses filles qui n’ont pas hésité à se jeter sur moi. Elles m’ont frappé partout jusqu’à ce que j’aie perdu connaissance. C’est par après je me suis rendue à dans un hôpital parce que mon ventre me faisait très mal. Après consultation, la sage femme m’a dit que mon enfant ne pouvant pas être sauvé, elles vont se battre pour me sauver la vie », a-t-elle expliqué à soleilfmguinee.net.

Ousmane Camara, un voisin de la victime rapporte les mauvais traitements dont Mabinty Soumah est régulièrement objet.

« Cette femme est une voisine à moi. Elle n’a même pas dit tout ce qui s’est passé. Il faut lui demander réellement ce que sa belle-mère lui a fait. Je connais bien cette maman juste à chez elle à Kindia. C’est une criminelle, elle et ses deux filles », s’est écriée Ousmane Camara.

Dépassée, puis outrée par ce qu’elle a subit, la victime lance un cri de cœur afin que ces violences soient bannies dans nos sociétés.

« Ce que je souhaite, d’abord j’ai perdu mon enfant. Donc, je veux que vous contribuer à ce qu’aucune femme ne subisse ce crime plus jamais dans la vie», a insisté Dame Mabinty.

Il faut rappeler que c’est la deuxième fois de suite que Mabinty Soumah subisse de fausses couches, pour ces mêmes causes. Pour ce cas-ci, elle dit avoir saisi la Justice pour ne pas que ce crime reste impuni.

ARRY CAMARA