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A la une Dialogue politique : « Ce n’est pas un dialogue sincère », invective Abdoulaye Kourouma

LINSAN

Le Président du Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD) a réagi par rapport à la tenue du cadre de dialogue permanant en Guinée. Joint ce lundi 14 juin 2021 par notre rédaction Honorable Abdoulaye Kourouma pense que ce cadre permanant de dialogue politique et social n’est pas sincère. Pour une sortie de crise, il pense tout simplement qu’il faut respecter les lois du pays.

La mise en place de ce cadre permanent de dialogue politique et social vise à décrisper la crise sociopolitique que connait le pays depuis la fin de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Si certains croient à la tenue de ce dialogue, tel n’est le cas chez l’Honorable Abdoulaye Kourouma, le numéro un du RRD. Pour lui, ce cadre de dialogue n’est pas sincère.

« C’est la unième dialogue qui est initié par le gouvernement, et les dialogues precedents y a pas eu des conclusions respectées. Il est bon d’aller au dialogue, mais aujoud’hui notre pays est devenu un pays ni paix ni guerre. Attendons de voir ce qui va se passer, mais le cadre là n’est pas vraiment sincère » a-t-il regretté.

Pour ce député de la 9ème législature, le respect des lois de la République pourrait nous éviter tous les maux dont souffrent le pays.

«  il faut que pour une fois l’Etat arrête de gérer le pays par consensus, par accord et qu’il gère le pays à travers les lois de la République. Y a pas de problème dans le pays, le seul problème c’est le refus de l’applicabilité de la loi. Moi, je pense que c’est un problème de loi qui se pose aujourd’hui », a surtout insisté.

Si ce cadre permanent de dialogue politique et social devrait avoir lieu, Honorable Abdoulaye Kourouma pense qu’il faudrait tenir compte des conditions de l’UFDG qui est le principal parti de l’opposition.

 « Vous ne pouvez pas vous lever aller fermer les bureaux des gens sans leur dire pourquoi c’est fermer et si c’est fermer il faut le faire de façon officielle. Il faut le faire avec des agents de l’Etat, je veux parler des huissiers de justice. Mais, vous appliquez la force sur des gents et vous dites venez on va faire le dialogue. Moi, je pense que c’est deux poids deux mesures. Donc je ne condamne pas la position de l’UFDG, si il s’agit d’un dialogue politique la plupart des grieffes  c’est l’UFDG qui l’a… » a-t-il précisé.

La question que l’on se pose, est de savoir si le gouvernement acceptera les conditions posées par le parti de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée pour sa participation à ce cadre de dialogue.

AMARA SIMBA