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A la une Aide dans la lutte contre la COVID-19 : il faut des équipements et la formation

LINSAN

L’aide des partenaires dans le domaine de la santé des pays du sud en général et l’Afrique en particulier n’est pas une aide. soleilfmguinee.net a rencontré le médecin Dr Moussa Fofana par rapport au sujet. Pour ce médecin généraliste, pendant les crises sanitaires, les partenaires techniques et financiers doivent  d’abord aider les pays à avoir des équipements comme les laboratoires modernes.  Les moyens de déplacement doivent venir  au second plan.

INTERVIEW

Soleil Fm : la Guinée  traverse une crise sanitaire liée à la pandémie du COVID-19.Comment Vous en temps que médecin voyez-vous cela ?

Dr Fofana : ce qui concerne le problème d’épidémie dans notre pays. Je pense que comme le chef d’Etat l’avait dis, ça doit être en principe, une opportunité   pour rendre performant notre système  sanitaire. Depuis la première apparition d’Ebola jusqu’au jour d’aujourd’hui convenez avec moi qu’il y a eu beaucoup d’assistance de la part des partenaires au développement et en principe au jour d’aujourd’hui. On devait être capable d’avoir des équipements et des laboratoires  avec la formation nécessaire pour qu’on puisse gérer certaines épidémies, afin qu’on ne soit plus obligé d’envoyer des échantillons dans les pays voisins ou bien  vers d’autres continents pour être situé sur la nature de la maladie. Donc il faut qu’on revoit notre système d’aide que les partenaires nous apportent. Un exemple : chaque fois qu’il y a ces problèmes d’épidémies ou de pandémies, c’est vrai les partenaires au développement nous apporte de l’aide, mais l’aide qu’on nous apporte pour moi ce n’est pas une priorité par rapport à ceux dont notre système sanitaire à besoin. Parce que souvent voyez vous-même, ce sont des moyens de locomotion, on peut donner 50 véhicules  4*4 sortis d’usine, quand vous évaluez le cout de ce don, alors qu’on pouvait orienter cela pouvait nous faire un laboratoire digne de nom et en plus la formation du personnel .Pour que comme les pays voisins pour que nous aussi quand y a un problème, on n’attend pas que les pays limitrophes ou les autres continents nous situent sur la nature de la maladie.

C’est extrêmement  important parce que pour moi distribuer 50 véhicules 4*4 pour dire qu’on va faire la surveillance et être sur le terrain. Mais c’est comme vous dites à un père de famille qui a des difficultés pour trouver le mangé pour sa famille, et que vous lui offrez des balzins  comme tenue qu’il doit porter à chaque fois qu’il doit sortir. Cela ne résout pas le problème, vous l’avez fait certes un cadeau .Mais ce cadeau pour le moment n’est pas prioritaire chez lui.

Soleil Fm : nous traversons des crises sanitaires, pour vous qu’est-ce qu’il faut pour maîtriser ses différentes maladies. Il faut mettre un accent sur les équipements la formation du personnel. Mais ne pensez-vous pas aussi que les moyens en logistique ne soient pas bons, parce que là aussi il y a des problèmes de déplacement parfois ?

Je n’ai pas dit que ce n’est pas bon, mais quand il n’y a pas assez de moyen, il faut donner la priorité, c’est bon de donner des moyens logistiques pour aller faire la surveillance, mais on surveille une maladie quand on n’a la capacité de détecter et d’être situé enfin de prendre les mesures nécessaires pour combattre la maladie. Mais si on n’a pas les moyens logistiques et qu’il y ait un problème d’épidémie, on ne sait pas la nature de la maladie, on n’est pas situé sur la supervision, le suivi sur le terrain, ça va servir à quoi. Donc, le problème qui est là, c’est une question de priorité, donnons la priorité au à la formation et aux équipements et après la logistique on peut les renforcer à tout moment. C’est pourquoi,  je le dis en temps normal dans les structures sanitaires, les Directeurs préfectoraux de la santé, les inspecteurs de la santé, c’est à l’intérieur du pays, ils ont les structures logistiques. Le problème est qu’à chaque épidémie, il faut recourir aux dons en matière d’engins pour la mobilité, alors qu’une fois que l’épidémie est maitrisée, la logistique, on peut la conserver tout en pensant qu’il faut s’attendre à d’autres épidémies. Mais dès que l’épidémie finie, la logistique qui est là on le retrouve plus. Tout est une question de vision et de survire.

Soleil Fm : nous traversons   des crises sanitaires. Pour vous qu’est-ce qu’il faut pour maitriser ses différentes maladies ?

Ce qu’il faut n’y a pas d’autres choses une fois que c’est diagnostiquer, c’est de faire les mesures préventives pour pouvoir rompre la chaîne de propagation. En matière d’épidémie ou en matière de pandémie, la seule arme efficace pour pouvoir maîtriser, c’est de rompre la chaîne de contamination, et pour rompre la chaîne de contamination, il faut faire la prévention et qui parle de prévention, parle du respect des mesures barrières. Parce que pour le moment, la plupart de ses épidémies il n’y a pas un traitement classique.

Ce qu’il faut c’est de faire la prévention comme avec la COVID-19, présentement avec la vaccination cela pourrait minimiser les complications, diminuer les taux de mortalité  tout en respectant les mesures barrières. A savoir le lavage des mains, le port des masques, la distanciation sociale.

Décryptage FATOUMATA BAH