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Tag : insalubrité

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A la une Guinée Conakry : voici comment chasser les ordures

LINSAN

La ville de Conakry, à la fois capitale politique et économique de la République de Guinée est constamment confrontée à la gestion des ordures. Elle se distingue comme étant particulièrement déficiente, car la lutte est ardue et le pari reste loin à être gagné. Sékou Kéita, président des Coordinations nationales des acteurs de l’assainissement de Guinée (CONAG) a été joint ce lundi 26 juillet par la rédaction de soleilfmguinee.net.

’Pour améliorer la gestion des ordures, il faut que les lois soient appliquées, parfois elles sont votées en Guinée, mais ne sont pas appliquées’’. C’est l’avis du Président des coordinations nationales des acteurs de l’assainissement de Guinée. Pour Sékou Keita, les mairies des différentes communes de Conakry doivent s’impliquer afin de régler ce problème.

« L’Etat a travaillé de telle sorte que les problématiques en saison pluvieuse ont beaucoup diminué en arrangeant la décharge qui constituait tout un calvaire pour les usagers. C’est-à-dire, les PME qui y déportent et les gros camions qui viennent déposer les ordures. Mais l’Etat  a recruté une société du nom de Bikini qui s’occupe de la décharge. Comme d’habitude, nous n’avons pas discuté de la décharge actuellement, contrairement dans les quartiers les PME rencontrent d’autres difficultés parce que beaucoup de ménages se désabonnent et jettent les ordures dans les eaux de ruissellement ou dans les caniveaux. C’est cette problématique là qu’on a. Mais ça aussi, si les communes s’impliquaient, je crois qu’on pourra y trouver solutions », a-t-il expliqué.

Poursuivant, notre interlocuteur propose quelques solutions dans l’optique de résoudre l’épineuse équation de la gestion des ordures en Guinée.

« Pour la sensibilisation, ensuite par les sanctions, la commune doit venir à travers les chefs de quartier ou même le programme sanitaire ville propre, qui est entrain d’aider les communes dans ce sens là doivent passer par la sensibilisation pour un premier temps ensuite faire appliquer le code d’hygiène qui indique que tous les ménages doivent s’abonner obligatoirement pour ne pas que les ordures dans les rues », précise Sékou Kéita.

Pour une bonne gestion des ordures, il faut  rendre l’abonnement obligatoire auprès des PME pour que le ménage ne jette pas n’importe où et quand ses ordures, préconise notre intervenant.       

Sanassa Kaba

Guinée Actus Sociétés

A la une Insalubrité à Conakry ; Les balayeuses de Ratoma plaident pour une amélioration des conditions de travail

LINSAN

Pour rendre la Capitale Conakry propre, une équipe de balayeuses est à pied d’œuvre tous les jours dans la commune de Ratoma. Elles balayent et désherbent les bordures sur le long des routes pour non seulement rendre la ville propre, mais aussi pour subvenir aux besoins de leur famille. En ce début de saison pluvieuse, ces femmes sont confrontées à plusieurs difficultés et demandent l’aide aux autorités pour une meilleure condition de travail.

La lutte contre l’insalubrité est une des tâches les plus préoccupantes en Guinée. C’est dans ce cadre que ces balayeuses opèrent depuis le mois dernier dans la commune de Ratoma. Fatoumata Traoré est l’une d’entre elles.

« Nous sommes des femmes, on ne peut pas rester comme ça bras valant. Là maintenant nous avons commencé de faire ce travail, ça nous fait plaisir même de rendre la ville propre parce qu’on est chez nous, donc l’Etat aussi doit nous soutenir, on a besoin de soutien, on est payé à 500.000fg. Si l’Etat pouvait nous aider encore à augmenter ce salaire. Nous avons perdu nos maris on n’a pas d’autres choses, notre plaisir a été que de rentrer dans ce travail » a-t-elle expliqué.

Près d’une quarantaine de femmes sont en activité ce matin de ce jeudi 10 juin 2021 sur le long de cette route de Lambanyi dans les environs de la radio soleil Fm.

Selon cette autre balayeuse, elles travaillent dans des conditions pas très favorables surtout en cette période de pluie.

 « Il faut nous aider à avoir des gants et des manteaux pour nous couvrir quand il pleut, car nous prenons de l’âge. Sinon toute la pluie qui tombe là c’est sur nous qu’elle s’abattra », a-t-elle plaidé.

En plus du manque d’équipements, ces femmes plaident pour une augmentation de salaire.

 « C’est dans ça nous trouvons de quoi nourrir nos familles. Que les autorités nous viennent en aide. Augmentez notre argent. Il y a trop de veuves parmi nous, nous n’avons pas de maison, nous payons la location », s’est-elle plaint.

Pour l’heure le contrat de travail entre ces femmes et la société qui les emploie est de quatre mois en attendant la signature d’un autre contrat.

FATOUMATA KEITA