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A la une Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière recommande au CNRD

LINSAN

Une transition réussie et apaisée c’est le souhait du conseil supérieur de la diaspora forestière. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration lue ce jeudi lors d’une conférence de presse à la maison commune aux journalistes, à Kipé Dadya dans la commune de Ratoma.   Dans cette déclaration le conseil fait certaines recommandations   aux nouvelles  autorités  pour la réussite de la transition en cours. Dr Antoine Akoi SOVOGUI président du conseil supérieur de la diaspora forestière est au micro d’Amara Simba Sylla.

Déclaration du CSDF (conseil supérieur de la diaspora forestière)

Une transition réussie et apaisée c’est le souhait du conseil supérieur de la diaspora forestière. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration lue ce jeudi    lors d’une conférence de presse à la maison commune aux journalistes, à  Kipé Dadya dans la commune de Ratoma.   Dans cette déclaration conseil fait certaines pour aux nouvelles  autorités  pour la réussite de la transition en cours. Dr Antoine Akoi SOVOGUI est  président du conseil supérieur de la diaspora forestière.

Nous avons entendu l’appel que l’armée nationale, sous l’égide du CNRD, a lancé à la diaspora Guinéenne et nous y avons répondu. Nous y avons répondu parce-que l’armée a engagée un acte patriotique dont l’objectif est le retour de l’ordre constitutionnel dans notre pays.

Avant toute autre déclaration, il est important de rappeler à tout un chacun que la prise du pouvoir par le CNRD n’a été qu’une justice rendue au peuple de Guinée. Sachant que tout ce qui s’est tramé contre ce peuple dont: la violation de la constitution; la gabegie financière; la division interethnique; la personnalisation du pouvoir; le népotisme etc. Le peuple a été pris en otage par tous ces mots.

C’est la somme de toutes ces dynamiques qui justifie l’intervention de l’armée. Ce n’est pas un coup d’Etat dans l’acceptation classique du terme. L’armée a menée une opération légitime et salvatrice pour la Guinée et les Guinéens.

Nous sommes donc rentrés pour apporter notre contribution à la phase de transition politique que notre pays a amorcé depuis le 05 septembre 2021. Il faut être clair ; la transition est une étape de passage d’un ordre social ancien à un nouvel ordre, supposé être le meilleur et sa gestion déterminera la destinée de notre pays.

Notre souhait est que la transition amorcée en Guinée soit une réussite totale à fin qu’elle serve de référence dans les annales de la gouvernance en Afrique. Cependant, pour soit une réussite, elle doit être rationnellement mesurée; Elle ne doit pas être courte afin qu’elle ne soit bâclée. La transition est un projet sociopolitique elle doit donc obéir aux normes de gestion de projet: elle doit être bien initiée et bien planifiée; elle doit être bien organisée; elle doit être bien exécutée et enfin,  et alors toutes ces phases mentionnées doivent être suivies dans une approche de complémentarité. La Guinée se trouve donc aux croisés des chemins sociohistoriques et politiques.

Ce sera une période fastidieuse au cours de laquelle il faudrait concocter un nouvel univers politique dans notre pays; il faudrait élaborer une nouvelle Constitution qui circonscrira les normes d’une démocratie ajustée à la sociologie politique de notre pays.

Il faudrait aussi refaire l’image de la Guinée par la voie des stratégies démocratiques afin que notre pays retourne dans les organisations régionales (Mano River Union), la CEDEAO, l’union Africaine, les USA entre autres.

Notre pays doit réussir sa transition, comme le dit un adage, “il vaut mieux ne pas commencer si on ne doit pas finir”.

Conakry le 30 septembre 2021

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A la une Un constitutionnaliste de crise se prononce sur la charte de la transition (Abdourahamane Wassolo)

LINSAN

Comme toutes autres œuvres humaines, la constitution provisoire de la transition guinéenne traine des lacunes, même si elle comporte quelques points positifs notables. Ce qui nous amène d’évoquer ses forces (II) et faiblesses (I).

I- Ce qu’on peut reprocher à la charte

Le schéma classique de l’analyse en droit s’intéresse à la forme et au fond

Sur la forme

Nous commençons par la procédure d’élaboration.

La procédure d’élaboration d’une charte fondamentale obéit à des procédés: les procédés démocratiques et les procédés non démocratiques.

Dans ces derniers cas, nous avons la technique autoritaire et la technique semi autoritaire.

La technique autoritaire est la charte octroyée au peuple par le prince.

La technique semi-autoritaire est le pacte entre le prince et ses acolytes présentée au peuple.

Ces deux techniques ont en connu l’absence de l’intervention du peuple. Il subit sans apprécier.

La charte de transition guinéenne étant le produit de l’accord entre le Président et les autres membres de la junte est une charte semi-autoritaire.

Dans le souci de mettre un peu de parfum démocratique, la junte devrait prévoir la possibilité d’approbation de la charte par le CNT, une fois en fonction, comme l’a fait les autorités maliennes. Étant donné que l’article 75 prévoit l’intervention du CNT pour la révision, or l’adoption d’un texte est plus importante que sa révision.

Sur la prise en compte des conclusions des concertations nationales.

Le préambule de la charte indique la prise en compte des conclusions issues des concertations nationales inclusives. Pourtant aucune conclusion n’a été rendu public avant la publication de la charte. Ce qui est en soit une démarche peu ratée.

Sur le fond

– L’article 2 de la charte cite parmi les missions de la transition, “L’engagement des réformes majeures sur les plans économique, politique, électoral et administratif.

En général, les transitions politiques n’ont pas pour vocation de développer un État. La transition se limite à élaborer les textes et organiser des élections.

Parmi les institutions de la transition nous avons le CNRD, Le Président de la transition, le Gouvernement et le CNT. Pourtant la Cour suprême et la HAC ont été réhabilités après la suspension de la constitution. La constitution n’étant plus en vigueur, elles sont aussi absentes dans la charte (l’article 36 cite les organes de la transition). Donc, on s’interroge sur le rattachement juridique de ces deux institutions ?

La charte a confié les attributions de la cour constitutionnelle à la cour suprême. Or, cette dernière n’a plus de chambre constitutionnelle. Dans ces conditions aussi, Il fallait prendre une ordonnance pour modifier la loi organique relative à la cour suprême pour réinstaurer la chambre administrative et constitutionnelle.

L’article 52 de la charte dit que le Premier ministre doit soumettre au Président de la transition le plan d’actions de la feuille de route du gouvernement. Il faudrait aussi donner la possibilité au CNT d’approuver ou tout au moins d’apprécier cette déclaration de politique générale du gouvernement.

L’article 57 confie au CNT, la charge d’élaborer et de soumettre pour adoption, par référendum, le projet de constitution.

Il est préférable de confier la charge d’élaboration de la constitution à un organe plus technique (Comité constitutionnel par exemple). Une fois élaboré, le projet est d’abord approuvé par le Conseil des ministres, étudié et voté par le CNT avant d’être soumis au référendum. Il est d’une expérience confirmée et répétée que chaque fois que le CNT (organe politique) a la charge de faire une nouvelle constitution, le texte de constitution est influencé par des calculs et considérations politiques. Ce qui dégage un signe d’échec. On aboutira à une constitution partisane, parfois taillée sur mesure.

L’article 60 de la charte prévoit la clé de répartition de la composition du CNT. Il accorde 2 personnes aux sages des régions. On se demande comment les 4 régions pourront désigner 2 représentants. Ce qui risque de paralyser la mise en place du CNT.

Le dernier alinéa du même article précise que les membres du gouvernement et ceux des institutions dissoutes ne peuvent être membres du CNT. Pourtant les pouvoirs discrétionnaires du Président, prévus à l’article 44 réglent cette question. Il nomme aux fonctions civiles et militaires de l’Etat. A partir du moment que ses compétences ne sont pas liées, il pouvait nommer ou refuser de nommer qui, il veut sans le dire inexpressis verbis.

Sans oublier que désormais la Cour de justice de la CEDEAO a une jurisprudence constante en la matière (Affaire CPD contre Burkina Faso). Les potentielles victimes la chance de gagner un procès contre la Guinée dans ce sens.

De l’absence d’un délai de transition

Le délai de transition est toujours indicatif mais il permet de rassurer l’opinion publique nationale et internationale sur la durée de la transition et détermine l’engagement des partenaires de l’Etat pour l’accompagnement de la transition. Ceux qui ont rédigé une charte de la transition devraient être, en principe, capables d’indiquer la durée de la transition.

Au-delà des aspects que nous venons d’évoque, la charte présente quelques avancées notables qu’il faut reconnaitre.

Ce qu’on peut reconnaitre à la charte

La charte de la transition guinéenne comporte une massification des droits et libertés fondamentaux (A) et dégage une certaine assurance (B).

La massification des droits et libertés fondamentaux

La charte de la transition consacre 28 articles aux libertés, devoirs et droits fondamentaux (des articles 8 à 35). Cette volonté ne doit pas passer inaperçue dans un texte transitoire. Les transitions représentent un moment difficile pour des droits et surtout des libertés. En ces moments, les droits de l’homme sont souvent mis en berne au profit des armes « on dit souvent que le pays est commandé». Le fait pour la charte de reconduire presque tous les droits et libertés reconnus en temps normal est vraiment un signe d’espoir et un geste salutaire en attendant de joindre la théorie à la pratique.

La promesse des autorités de la transition à ne pas se présenter aux élections

Une fois que la charte précise que les autorités de la transition « ne peuvent faire acte de candidature ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition », en ajoutant que ces dispositions sont insusceptibles de révision, est un engagement courageux. Désormais, on est assuré qu’on ne nous menacera plus avec des phrases mises au conditionnel comme «si je veux, je me présente et si je veux je ne me présente pas».

Derrière cet engagement, il y a la volonté d’organiser des élections libres, crédibles, sincères et transparentes. Chose qui est toujours sollicitée mais rarement réalisée.

Que Dieu protège la Guinée et les guinéens.

Abdourahamane Wassolo Diallo

Juriste, Enseignant-chercheur, Directeur de programme droit public et chargé des cours de droit constitutionnel et de systèmes politiques comparés à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia-Conakry

(00224- 664- 78- 75- 76)

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A la une Transition en Guinée : OCTR invite le CRND à tirer les leçons des transitions de 1984 et 2010 (déclaration)

LINSAN

Transition en Guinée : OCTR invite le CRND à tirer les leçons des dernières transitions de 1984 et 2010(déclaration)

L’Observatoire Citoyen pour une Transition Réussie compte mettre en place un conseil scientifique de veille pour un accompagnement des nouvelles autorités dans le processus de transition. Pour réussir cette tache, cette plateforme de la société invite le Colonel Mamadi Doumbouya et son équipe à tirer les leçons des transitions de 1984 et 2010. Elle a fait l’annonce ce mercredi 29 septembre 2021 à travers une déclaration lue à la maison de la presse de Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma. Ci-dessous, la déclaration :

Depuis plus de trois décennies, la République de Guinée est plongée dans une instabilité sociopolitique caractérisée par l’instrumentalisation des institutions de la république, conduisant le pays dans une situation économique précaire. L’absence d’une véritable démocratie dans le champs politique, l’inefficacité de l’administration dans la gestion des affaires publiques, l’incapacité de la justice quant à l’application de la loi,  les détournements des deniers publics, la corruption généralisée au seins de l’appareil de l’Etat, le manque d’infrastructures de développement dans les domaines, de la santé, les routes, le logement, l’inadéquation des programmes d’enseignement au marché de l’emploi,  et la faible représentativité des jeunes et des femmes  au niveau des instances de prises de décisions ; ce sont entre autres les maux qui caractérisent la nation.

La prise du pouvoir par le Comité national de Rassemblement et de Développement (CNRD) le 05 septembre 2021, a redonné espoir et espérance aux guinéens.

En effet, il s’agit d’une étape et une opportunité majeures permettant à la Guinée de se reconstruire à travers la mise en place d’institutions fortes et crédibles au service des citoyens.

Il urge d’apprendre et de tirer les leçons du passé pour rebâtir notre pays et cette transition doit nous servir de levier pour y parvenir.

C’est pourquoi, nous estimons qu’il est nécessaire de veiller et encadrer le processus transitionnel qui va bientôt s’ouvrir.

C’est dans cet état d’esprit que nous acteurs de la société civile guinéenne, mettons en place cet organe de veille citoyen ouvert à toutes les structures de la société civile, pour accompagner la transition.

Ainsi nous décidons :

  • De la création d’un Observatoire Citoyen pour une Transition Réussie en Guinée (O.C.T.R Guinée) ;
  • De mobiliser les acteurs de la société civile crédibles, universitaires, juristes, politologues, sociologues, écrivains, chercheurs pour veiller et encadrer le processus transitionnel en Guinée ;
  • De mettre à la disposition des autorités de la Transition des études et réflexions sur fond de recommandations pour orienter et impacter positivement la marche de notre pays vers un système politique qui restaurera la dignité du peuple de Guinée.

Conakry, le 29 Septembre 2021

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A la une La communauté Djalon Sosoe adresse son mémo au Président du CNRD

LINSAN

Pour trouver l’unité de la Guinée, cette communauté propose que la langue soso soit la langue nationale du pays. Lisez le mémorandum ci-dessous pour savoir pourquoi.

Excellence Monsieur le Président, dans le cadre de l’unification de notre nation, il nous revient de réfléchir, d’analyser l’histoire des autres nations.

Dans toute l’histoire du monde, la langue de la capitale des nations est et demeure la langue nationale du pays.

Exemple, le Président Senghor de l’ethnie Sérère, en tant que intellectuel averti, avait fait le choix de la langue de la capitale Dakar le (WOLOF).

Au Mali, la langue de la capitale c’est bien le BAMBARA choisi comme langue intermédiaire entre les différentes ethnies du pays.

En Europe, ce sont les langues de la capitale qui ont été choisies par les empereurs et rois d’alors comme langues de communication officielles.

Le Coran est la langue de la ville de Mecque qui est le centre de l’Islam.

La Guinée ne fera pas l’exception, car il n’existe aucun village aujourd’hui en Guinée qui n’a pas son interlocuteur en « SOUSOU».

Selon l’histoire, de Siguiri jusqu’à l’océan atlantique est et reste la terre des DJALONKAE. C’est la langue de ce peuple qu’on appelle SOSSO KHOUI ou N’NAKHA. Une récente étude vient de prouver que l’essentiel des peuples de la Guinée forestière est aussi des DJALONKAE.

Pour vous donner d’exemple, quelques signes pratiques : – Les DJALONKAE disent ‘’TA’’ pour désigner la ville, les GUERZE disent TA, les TOMA aussi TA ; – Pour dire demain, les DJALONKAE disent ‘’TINA’’, les GUERZE disent TINA et les TOMA TINA ; – Pour dire vient, les DJALONKAE disent ‘’FA’’, en SOUSOU FA, les GUERZE PA, les TOMA VA.

Monsieur le Président, l’histoire est têtue. La langue du terroir de cette Guinée reste et demeure le N’NAKHA. Pour simple preuve, les langues régionales, Poular et Malinké de Guinée sont des créoles DJALONKAE. – Les SOUSOU disent ‘’Baré’’ (pour nommer le Chien), le Peulh dit Barérou – Le SOUSOU dit ‘’Koulé’’ (Singe), le Peulh dit ‘’Koularou’’ ; – Le SOUSOU dit ‘’Gokhi’’ (Chimpanzé), le Peulh dit ‘’Gokirou’’ ; – le SOUSOU dit ‘’Khounyi’’ (la tête), le Malinké dit ‘’Koun’’ ; – Le SOUSOU dit ‘’Sanyi’’ (pieds), le Malinké dit ‘’Sén’’ ; – Le SOUSOU dit ‘’Dèh’’ (la bouche), le Malinké dit ‘’Dah’’. Cela prouve que ces peuples ont cohabités avec les autochtones qui sont les premiers occupants, car la langue DJALONKA ou SOUSOU est la langue née dans le territoire Guinéen, donc essentiellement c’est la langue du pays.

Pour preuve, le Peulh du Niger ou du Nigéria n’appelle pas ces expressions de la même manière que les Peulhs de Guinée.

Le MALINKE qui dit ‘’I bara n’kili’’ veut tout simplement dire ‘’I bara n’khili’’ qui est en DJALONKA ou SOUSOU, sinon il aurait dit ‘’I BARA N’WOLE’’ qui est la langue authentique.

En réalité tous ces peuples ont trouvé les Djalonkae sur place, les uns à la recherche du pâturage et les autres à la recherche de l’or dans le Bouré.

Monsieur le Président, ce qui est d’ailleurs plus important c’est la nouvelle recherche effectuée par le Professeur Mohamed Bentoura BANGOURA, Sociologue chercheur sur cette langue Guinéenne qui est le N’NAKHA. Cette langue est maritime et continentale, elle repond à tous les vocabulaires de faune et flore de la mer, tandis que les autres langues sont continentales, et ne disposent pas des deux (2) atouts. Et les recherches mondiales des savants ont prouvé que les langues côtières (maritime) sont les langues les plus riches en vocabulaire. Donc, unanimement, la langue N’NAKHA est la langue nationale de Guinée.

Pour vous renforcer, 60% de la population de la haute Guinée est Djalonkae ; 70% de la population du Fouta-Djalon est Djalonkae ; 80% de la population de la Guinée forestière aussi Djalonkae, et enfin 99,99% de la population de la Guinée-maritime est également des Djalonkae.

Monsieur le Président, si la nation malienne adopte le N’KO, la nation Sénégalaise le Wolof, celle Guinéenne est le N’NAKHA.

Certains intellectuels Guinéens médiocres et haineux ont toujours refusé la reconnaissance de la langue Djalonka qui est et pourtant la langue trésor, fédératrice et unificatrice du peuple de Guinée.

Nous interpellons la conscience des uns et des autres à l’unité nationale et la préservation de la quiétude sociale et de la paix face à l’ennemi commun pour que les Guinéens parlent une seule langue de communication officielle. -Pour évincer le troisième mandat, « AMOULANFE » était le langage commun des Guinéens ; – Pour calmer les Guinéens en 2010 après les élections, « WO YATAGUI YAILAN » a été le mot commun des Guinéens pour la quiétude sociale ; – Pour accéder à l’indépendance en 1958 « N’BA SILY SO DE » a été le mot de la révolution. Et d’ailleurs, Sékou TOURE partait vers l’unification de la langue en nommant la monnaie Guinéenne SILY, l’équipe nationale « SILY » et le journal de la presse nationale était « HOROYA ».

Voilà Monsieur le Président les preuves palpables pour vous Guider afin de sortir de l’ornière car il n’est jamais trop tard.

Le collectif Djalon-Sosoe WAKARA

Conakry, le 25 septembre 2021

Euro 2021 Sociétés

A la une Eduction : le SLECG, SNE, FSPE et SNAESURE s’unissent pour déposer un mémo commun

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S’achemine-ton vers une unité syndicale de l’éducation ? En tout cas toutes les structures syndicales de l’éducation le (SLECG, SNE, FSPE et SNAESURE) étaient en conclave ce samedi 25 septembre 2021 à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry pour parler d’une même voix. Elles décident dorénavant d’enterrer la hache de guerre pour porter afin déposer mémorandum devant le CNRD dans lequel elles vont exprimer leurs préoccupations pour la défense des enseignants dans cette transition.

Cette rencontre est la résultante de leur échange qui a eu lieu au palais avec le Colonel Mamadi Doumbouyadans dans les séries de concertations :

« Suite à la rencontre avec le président du CNRD, il nous a été instruit d’aller vers l’unité syndicale et de produire un mémorendum commun qu’on va essayer de déposer devant la junte dans lequel nous allons exprimer nos préoccupations, mais aussi nos propositions de solutions quant à la conduite de la transition pour qu’il est une transition réussite et appaisée en République de Guinée. C’est la raison pour laquelle toutes les structures syndicales ont mis leur égaux de côté pour voir en face la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants pour que l’avenir, nous puissions parler d’une seule voix. Donc, la rencontre d’aujourd’hui, était une rencontre de partage, d’échange et de mise en place d’une commission technique composée de deux membres de chaques structures ou fédération syndicale qui vont se rencontrer le mardi 28 septembre. Et ils viendront proposer aux sexrétaires généraux de resultat de leurs travaux et c’est à l’issue de cette validation que nous secrétaires généraux allons convoquer tous les enseignants à une assemblée générale pendant laquelle nous allons recueillir l’avis général des enseignants, les intégrer si nécessaire dans le mémo avant de la tirer et signer, et en fin de compte, demander une audiance auprès des nouvelles autorités pour leur remettre main à main notre mémo pour qu’on puisse avoir une concertation même verbale. Ce qui va permettre de nous envoyer vers une ouverture des classes réussie et apaisée », a indiqué Michel Pépé Balamou est le secrétaire général du Syndicat National de l’Education, porte-parole pour la circonstance.

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU

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A la une ‘’Il n’y aura pas de recyclage’’, réactions

LINSAN

‘’Il n’y aura pas de recyclage’’. Cette déclaration du colonel Mamadi Doumbouya faite jeudi 24 septembre 2021, lors de sa rencontre avec les associations juvénile et féminine fait parler plus d’un au sein de l’opinion publique guinéenne. Dans la classe politique tout comme celui de la société civile, les analyses s’apparentent et vont toutes dans le sens.

Il ne s’agit pas de tout rejeter en bloc, il faut tamiser pour séparer les bonnes des mauvaises graines. Pour le président du parti Union des Forces Démocratiques-UFD, ce n’est pas un problème générationnel, mais plutôt un problème de discernement. Mamadou Baadiko Bah.

« Je pense qu’il faut faire preuve de discernement. Il ne s’agit pas de tout mettre à la poubelle. Il faut vérifier est-ce qu’avec lui il y a eu des cas d’enrichissement illicite, est-ce qu’il a fait preuve d’incompétence, des violations de la loi et autres. Encore une fois ce n’est pas un problème de générations. Je suis désolé, mais l’âge n’est pas une faculté d’excellence », a-t-il martelé.

Avis que partage le président de l’Observatoire National des Elus de la République et des Elections (ONERE).

Dr Kémo Camara, président de ONERE

« L’angle de la bonne gouvernance, ceux qui ont déjà montré leur limite, ceux qui ont déjà participé à la mal gouvernance, à la mauvaise gestion d’une ressource, à mettre le pays dans ce retard et à la politisation de l’administration publique, au népotisme et tous les travers que vous connaissez, il faut faire une rupture pour ne pas que la Guinée retombe dans le même fléau », a souligné Dr Kémo Camara.

Pour l’activiste de la société civile, la question de génération implique aussi de la compétence, d’où son invite à la prudence.

« Je crois qu’il faut être très prudent, parce que la routine générationnelle demande un passage de la main. Il y a des gens qui ont déjà travaillé dans le gouvernement, le régime sortant et qui ont déjà démontré leur esprit démocratique, c’est le ministre Gassama, comme Yéro Baldé, l’ex ministre de la justice, Me. Sacko, c’est des modèles », a suggéré M. Camara.

Pour ceux qui pensent que la classe politique ne doit pas être des organes de la transition, le président du parti UFD reste inflexible. Un gouvernement ce n’est pas que des technocrates.

« Un gouvernement c’est politique, un gouvernement technocrate ça ne veut absolument rien dire. C’est un politique qui donne l’orientation et les techniciens eux appliquent. Je pense qu’il ne faut pas se mettre à faire de l’amalgame et jeter tout le monde dans le même panier », a indiqué Bah Mamadou Baadiko.

A la question s’il prendra part au futur gouvernement de transition s’il est sollicité, le président de l’UFD, Bah Mamadou Baadiko répond par l’affirmatif.

FATOUMATA KEITA

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A la une Durée de la transition en Guinée, la population à son mot à dire

LINSAN

Depuis la prise du pouvoir par le CNRD le 5 septembre 2021 avec à sa tête le colonel Mamady Doumbouya. Beaucoup de questions se posent sur la durée de la transition. Ce jeudi, les citoyens de Lambanyi se sont exprimés sur la période transitoire au micro de notre reporter Djenaba Mara.

Pour une nouvelle fois la Guinée vit la transition. Cette fois, elle est dirigée par le commandant du groupement des forces spéciales. Si d’aucuns proposent une transition rapide, d’autres par contre estimentqu’il faut donner plus de temps à la junte pour corriger les erreurs du passé. C’est le cas d’Alphonse Maomou. 

« Pour bien faire, il faut prendre du temps. Nous connaissons l’histoire de la Guinée, nous avons fait beaucoup d’erreurs. Donc il faut laisser la junte se mettre à la tache.»  

Pour sa part, cet autre citoyen parle de 18 mois pour une bonne transition.

«  Je préconise 18 mois parce que si ont fait une comparaison,  la Guinée n’est  pas  dans les mêmes situations que le Mali. Donc si les acteurs ont une bonne volonté, ils peuvent tenir une élection », estimeAmadou Oury Diallo.

De l’avisd’Aboubacar Sidiki Camara, la junte ne devrait pas durer au pouvoir.

« Je ne veux pas que la junte fait plus de 2 ans au pouvoir sinon ils vont s’éternisé ».

Ce citoyen qui a requis l’anonymat demande à tous les Guinéens d’être patients afin que le colonel Mamadi Doumbouya puisse bien organiser les futures élections.  

« On ne sait pas le temps qu’ils vont faire. Mais il faut laisser M. Doumbouya réfléchir très bien afin de régler la situation des Guinéens. Car si on se précipite on risque de commettre les mêmes erreurs qu’au temps de Dadis ».

Il convient de préciser que la durée de la transition, la formation du gouvernement de transition et la mise en place du Conseil National de la Transition seront contenus dans la charte qui sera adoptée à l’issue des concertations.

DJENABA MARA