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Taxe sur les lieux de loisir : « Jusqu’à nouvel ordre… on ne payera que dal », s’offusque Vally Sacko

Le payement de l’impôt par les tenanciers des bars et restaurants suscite des réactions chez certains acteurs évoluant dans ce domaine. C’est le cas du président de l’association des tenanciers des bars et restaurants de Guinée. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi 20 août 2021, Vally Sacko martèle qu’aucun patron de ces lieux de loisir ne payera cet impôt. Pour lui, c’est une simple moquerie de la part des autorités qui n’ont pris aucune mesure d’accompagnement du secteur, durement frappé par la crise causée par la COVID.

L’apparition du Covid-19 en Guinée depuis le 12 mars 2020 a affecté tous les secteurs d’activités notamment celui des loisirs. Un secteur pourtant pourvoyeur d’emplois qui n’a jusque-là bénéficié d’aucune subvention/aide de la part de l’Etat. C’est pourquoi, le payement de l’impôt par ces tenanciers des bars et motels fait révolter le président de l’association des tenanciers des bars et restaurants de Guinée. Pour Vally Sacko aucun tenancier ne payera cet impôt. 

« Jusqu’à nouvel ordre tant qu’on ne fonctionne pas, on n’a pas de taxe à payer, on n’a pas de facture d’eau et d’électricité à payer que dal. Nous sommes fermés, Nous demandons notre ouverture. Si on ne nous laisse pas fonctionner. Nous demandons des mesures d’accompagnement. En vertu de quoi ils vont venir nous tendre d’autres factures ou nous tendre la main pour d’autres taxes. C’est pour se moquer de nous » a-t-il déploré.

Vally Sacko invite l’Etat à tenir en compte des difficultés auxquelles ils sont confrontés. Pour lui, les tenanciers tirent aujourd’hui le diable par la queue.

« Nous demandons à l’État, s’ils savent que nous sommes des contribuables et que le non fonctionnement de nos structures c’est un manque à gagner à l’économie guinéenne. Ils doivent tenir compte de notre cri de cœur. Toutes ces factures peuvent attendre, mais le ventre ne peut pas attendre. Aujourd’hui les tenanciers ne sont pas des hommes libres, parce qu’on dit que quelqu’un qui a faim n’est pas un homme libre », a rappelé.

A la question de savoir ce qu’il compte faire si les autorités venaient à les obliger à payer l’impôt, Vally Sacko ne va pas du dos de la cuillère dans sa réponse.

« Il y’a beaucoup de moyens pour réclamer son droit. On va passer de façon pacifique, pour le moment on va demander vraiment ce qui a lieu de faire parce que nous sommes des entrepreneurs et nous ne voulons pas aller en bras de fer avec les autorités. En lieu et place, nous sommes   censés être encadrés par nos autorités », a précisé notre interlocuteur.

L’Etat renoncera-t-il à faire payer l’impôt cette année, aux tenanciers des bars et restaurants qui connaissent une véritable traversée du désert à cause du COVID-19 ? Attendons de voir.

AMARA SIMBA SYLLA.

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