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TPI-Dixinn : les membres du FNDC retournent en prison

Abdramane Sanoh, Sékou Koundouno, Bill de Sam et compagnie ont été renvoyés en prison en attendant d’être situé sur leur sort. C’est une décision du président du tribunal de première instance de Dixinn, Aboubacar Mafering Camara. Au cours de son audience correctionnelle ce mercredi à renvoyer le procès de ces responsables du FNDC au vendredi 18 octobre prochain. La décision est qualifiée par les avocats de la défense de ‘’concertée’’.

Poursuivis pour des manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public, des faits prévus et punis par l’article 561 du code pénal.

Les sieurs, Abdouramane Sanoh, Alpha Soumah (Bill de Sam), Sékou Koundouno, Mamadou Bobo Bah, Ibrahima Diallo, Mamadou Sanoh, Abdoulaye Oumou Sow, Bailo Barry (Destin en main), ont été entendus à tour de rôle au tribunal de première instance de Dixinn. Niant les faits qui leur sont reprochés, ces prévenus sont revenus largement sur les circonstances de leur arrestation chez le coordinateur national du FNDC.

Le ministère public représenté par le procureur de la République, Sydi Souleymane N’Diaye dira que la déclaration du Front National pour la Défense de la Constitution, contenait des propos tendant à saquer la tranquillité publique dans le pays. Un argument qui a été mordicus balayé d’un revers de la main par les avocats de la défense, représentés entre autres par Me. Lancinet Traoré et Salifou Béavogui.

Disculpant leurs clients dans les liens de la culpabilité, ces derniers diront que la déclaration du FNDC n’est en aucun cas, promotrice de violences, mais, défend les valeurs républicaines qui visent, diront-ils, à barrer la route aux promoteurs d’une nouvelle constitution.

Après la suspension de l’audience à plusieurs reprises, le Procureur de la République demandera au président de séance de renvoyer l’affaire et d’ordonner la libération de Mamadou Sanoh.

Les avocats de la défense quant-à-eux, prôneront la mise en liberté totale de leurs clients. Ils soutiennent que la flagrance délit suppose la réunion au préalable de toutes les preuves et que son jugement ne doit pas connaitre une longue durée. Ce, conformément à l’article préliminaire du code de procédure pénale.

C’est ainsi que le juge Aboubacar Mafering Camara décidera finalement de ramener l’affaire au vendredi 18 octobre prochain, pour les réquisitions et plaidoiries.

 

LANSANA CONDE

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