Soleil FM
Image default
Guinée Politique

Vague d’arrestation en Guinée : le coordinateur de la RADDHO y voit des obstacles

Le coordinateur de la Rencontre Africaine des Défenses des Droits de l’Homme en Guinée, (RADDHO) en abrégé a réagi, a réagi par rapport à la poursuite des arrestations des leaders politiques dans le pays. Joint ce vendredi16 juillet 2021. Moussa Samoura a déploré cette situation qui selon lui ne donne pas une bonne image à notre jeune démocratie. Pour lui, cette pratique ne favorise pas le dialogue politique et social en Guinée.

Depuis un bon moment les acteurs sociopolitiques subissent des arrestations arbitraires qui ne disent pas leur nom. Cet état de fait ne laisse pas indifférent certains activistes des droits de l’homme en Guinée. C’est le cas de Moussa Samoura coordinateur de la RADDHO. Selon lui cette pratique n’aide pas la décrispation de la crise sociopolitique que traverse le pays.

« C’est des pratiques qui ne sont pas de nature à décrisper l’atmosphère politique dans notre pays. En plus ces arrestations ne font que constituée des mesures de radicalisation de la part des uns et des autres » a-t-il regretté.

Notre jeune démocratie a besoin d’une opposition qui pourrait avoir des regards critiques sur la gestion des choses publiques pour le bien des gouvernants, c’est ce que dit cet activiste des droits de l’Homme.

« La dynamique démocratique a toujours besoin de la contradiction qui se fait dans le respect des principes démocratiques. Ça veut dire tout simplement pour la vitalité démocratique, il faut une opposition. On ne doit pas neutraliser l’opposition », conseille-t-il.

A la question de savoir si les procédures d’interpellations sont respectées en Guinée, Moussa Samoura répond sans hésiter.

« Non, c’est très biaisé, il faut oser de le dire par ce que si vous voyez l’interpellation des deux leaders de l’ANAD. Ils n’ont reçu aucune convocation, ils sortaient d’une réunion. La procédure voudrait qu’on les adresse une convocation. Par ce que en ce que je sache, ce ne sont pas des gens qu’on a pris en flagrant délit », précise-t-il.

Un observateur bien averti se demande si avec cette série d’arrestations des opposants au régime Condé, le cadre de dialogue permanent pourrait avoir une issue favorable. Les prochains jours nous édifierons. 

Amara Simba

Laisser un commentaire

34  −  28  =