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Venezuela: l’ONU réclame une enquête sur la mort d’un opposant

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Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé mardi une « enquête transparente » sur les circonstances de la mort de l’opposant vénézuélien Fernando Alban, qui, selon les autorités, s’est suicidé pendant sa détention.

Selon le procureur général Tarek William Saab, Fernando Alban, emprisonné dans l’affaire de l’attaque présumée aux drones explosifs contre le président Nicolas Maduro, s’est suicidé lundi au siège des services de renseignement. Le parti de Fernando Alban, Primero Justicia (La justice d’abord), a évoqué un « assassinat ».

« Fernando Alban était détenu par l’Etat. L’Etat avait l’obligation d’assurer sa sécurité, son intégrité personnelle », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

« Nous demandons une enquête transparente pour clarifier les circonstances de sa mort », alors qu’il existe des « informations contradictoires sur ce qui s’est passé », a-t-elle ajouté.

M. Alban, conseiller municipal d’un arrondissement de Caracas, avait été arrêté vendredi dernier, accusé d’avoir participé à une attaque présumée aux drones explosifs, le 4 août, alors que le chef de l’Etat socialiste prononçait un discours lors d’un défilé militaire.

Selon M. Saab, qui s’exprimait par téléphone à la télévision d’Etat VTV, Fernando Alban « a demandé à aller aux toilettes et une fois là-bas, il s’est jeté dans le vide depuis le dixième étage ». Le procureur général a annoncé une « enquête complète ».

Le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Nestor Reverol, a déclaré que Fernando Alban s’était suicidé alors qu’il allait être déféré devant un tribunal et affirmé qu’il était « impliqué dans des actes de déstabilisation dirigés depuis l’étranger ».

L’ONG Foro Penal décompte quelque 236 prisonniers politiques au Venezuela.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme s’est dit par ailleurs mardi « profondémment préoccupé par le maintien en détention de 59 ressortissants colombiens qui sont détenus sans charge au Venezuela depuis plus de deux ans », dans des « conditions lamentables ».

Selon l’ONU, ces 59 Colombiens ont été arrêtés en août et septembre 2016, lors de raids appelés par les autorités Opérations de libération du peuple (OLP). Ces actions lancées par le gouvernement socialiste vénézuélien en juillet 2015 pour lutter contre la violence, ont fait de nombreux morts et entraîné une augmentation des plaintes pour violations des droits de l’homme.

« Les 59 personnes ont été accusées d’être des paramilitaires colombiens, mais à ce jour, aucune preuve ni accusation n’ont été portées à leur encontre et en novembre 2017, un juge colombien a décidé qu’elles devaient être libérées sans condition », a expliqué le Haut-Commissariat dans un communiqué, appelant les autorités à se conformer à cette décision.

Ils sont actuellement détenus dans une seule cellule dans le centre de détention La Yerguara dans la capitale Caracas, dans des « conditions lamentables », « les détenus n’ayant pas suffisamment accès à l’eau, à la nourriture et aux médicaments », selon le Haut-Commissariat.

Beaucoup seraient malades, selon l’ONU, qui précise que l’un d’entre eux, William Estreno, gravement malade, a été conduit lundi aux urgences hospitalières selon son avocat.

« Il aurait ensuite été transféré dans une petite infirmerie dans les locaux des services de renseignement nationaux à Caracas », mais « nous n’avons pas de nouvelle information sur son état », a détaillé le Haut-Commissariat.

Source: Afp

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