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Maintien en détention d’Ibrahima Kourouma : la défense de l’ancien Ministre dénonce une atteinte au « droit à la liberté et à la sûreté »

today18 février 2026

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Dans un communiqué ce mercredi, le Collectif des Avocats du Dr Ibrahima KOUROUMA s’indigne contre le maintien en détention  de son client malgré une décision de libération.

Le document informe que, « par arrêt n°001 du 17 février 2026, la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a infirmé le jugement n°0011 du 15 mai 2025 et déclaré le Docteur Ibrahima KOUROUMA non coupable des infractions de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite qui lui étaient reprochées. La Cour a ordonné, par voie de conséquence, sa relaxe pure et simple », lit-on dans le communiqué.

Ce quo était jusque-là une victoire pour la défense de l’ancien ministre, après quatre (4) années de détention est désormais un incertitude qui ne dit pas son nom.

« Cependant, le Collectif exprime sa vive indignation face à la non-exécution immédiate de cette décision de justice. En effet, le 17 février 2026, alors même que ses conseils et sa famille s’apprêtaient à regagner leur domicile avec lui, le Docteur Ibrahima KOUROUMA a fait l’objet d’une réincarcération à la Maison centrale de Conakry », poursuit le collectif avant d’affirmer qu’une situation « constitue une atteinte grave à la liberté individuelle et une violation manifeste des dispositions légales en vigueur », s’appuyant sur l’article 160, alinéa 2, de la loi organique L/2025/037/CNT du 21 novembre 2025 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cour suprême dispose sans ambiguïté :

« ….Doit, nonobstant le pourvoi, être mis immédiatement en liberté après l’arrêt, le prévenu qui a été acquitté ou absous ou condamné, soit à l’emprisonnement avec sursis, soit à l’amende. Il en est de même du prévenu détenu, condamné à une peine d’emprisonnement, aussitôt que la durée de la détention aura atteint celle de la peine prononcée. »

Pour les avocats, la loi est claire : « le prévenu relaxé doit être immédiatement libéré, nonobstant tout pourvoi. Aucune formalité supplémentaire ne saurait retarder l’exécution de cette décision ».

Ci-dessous le communiqué :

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Écrit par: Fatoumata Keita

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