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Le président du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dénonce la démarche de ses pairs syndicalistes de la FSPE et du SNE, après que ceux-ci ont déclenché une grève au nom de l’intersyndicale. Selon Aboubacar SOUMAH, cette décision compromet le travail mené depuis plusieurs jours dans le cadre des négociations avec le gouvernement.

Après que les structures syndicales (FSPE-SNE) ont annoncé le déclenchement d’une grève à partir du lundi 1er décembre sans l’association du SLECG, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a tenu une Assemblée Générale ce samedi pour éclairer sa base sur l’évolution des négociations.
« On a ouvert les négociations. La veille, il nous a abandonné, il est parti. Une semaine après, il revient, il commence à nous assigner une tête de corrompu. Il prend la décision de rédiger un avis, n’est-ce pas de grève, sans nous informer. Il nous envoie en grève, il veut nous envoyer en grève, n’est-ce pas, à tu tête, alors que la grève est la dernière arme du syndicalisme. Si tu ne connais pas ça, tu n’es pas un syndicaliste. Il faut savoir quand est-ce déclenchée la grève, ce n’est pas n’importe comment. Donc, nous, nous sommes respectueux de ces principes qui régissent le fonctionnement du syndicat. C’est pour cela, personne ne peut nous entraîner. Moi, personnellement, et mon bureau exécutif, personne ne peut nous entraîner, parce que nous connaissons. On n’a pas signé l’avis de grève, nous attendons le lundi. On n’a pas dit que nous ne sommes pas favorables à la grève, mais la grève, c’est la dernière arme qu’on sort lorsque toutes les voies de recours sont épuisées. C’est en ce moment qu’on la brandit, c’est en ce moment qu’on la sort », a-t-il déclaré.
Le président du SLECG a tenu à rassurer l’ensemble des enseignants de Guinée au sujet des propos qui lui ont été attribués sur les réseaux sociaux. Aboubacar SOUMAH souligne que son combat restera dédié aux enseignants.
« Nous avons résisté à toute forme de corruption. Aujourd’hui, j’ai été surpris par certaines déclarations sur les réseaux sociaux, venant d’anciens qui m’ont accusé de trahison. Lorsque j’ai lu quelques réactions à propos de l’avis de grève publié sur les réseaux par certains d’entre eux, cela m’a beaucoup fait réfléchir. Je me suis dit qu’il fallait bien agir, mais jamais au grand jamais je ne trahirai la confiance que vous, les anciens de Guinée, avez placée en moi. Je me suis toujours battu, j’ai toujours réfléchi, non pas seulement aux conditions de vie de ceux qui vivent à Conakry ou dans les capitales régionales, mais surtout pour celles des anciens qui se trouvent dans les zones les plus reculées, au fond des villages. Quand vous les voyez, ils sont tellement oubliés qu’on ne croirait même pas qu’ils sont fonctionnaires. Alors, lorsque je prends la tête d’un combat, c’est à eux que je pense avant tout. C’est pourquoi, quelles que soient les formes de corruption qu’on me présente, j’ai toujours résisté », précise-t-il.
Selon le président du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, une rencontre est prévue lundi avec les ministres concernés dans le cadre des négociations. Il affirme que si aucune issue n’est trouvée, la grève sera déclenchée.
Alhassane CONDÉ
Écrit par: Fatoumata Keita
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