Dr Faya Milimono, comme les autres candidats à la présidentielle de ce 28 décembre s’est acquitté de son devoir civique dimanche. Au sortir de l’isoloir, le candidat du Bloc Libéral ne s’est pas tu sur ce qu’il a qualifie de « graves dérives » dans le déroulement du scrutin, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.
Selon Faya Milimono, des dysfonctionnements ont commencé à la veille même du scrutin. Une réalité qui persiste, dit-il, notamment avec des menaces et des intimidations visant des militants et des délégués du Bloc Libéral.
A Gbessia port II, le délégué du Bloc Libéral a été chassé d’un bureau de vote, au motif que son ordre de mission n’aurait pas été visé par le Directeur communal des élections, un problème pourtant déjà signalé et réglé ailleurs grâce à l’intervention de la Direction Générale des Elections, selon Dr Faya. Des cas similaires sont à lister à l’intérieur du pays également ou des membres de la TGE auraient attendu moins de 24 heures avant le scrutin pour exiger que tous les ordres de mission des délégués soient exclusivement délivrés par le Directeur préfectoral des élections.
« À Guéckédou, il y a plus de 400 bureaux de vote. Chaque candidat doit y avoir un délégué. Faites le calcul : 400 multiplié par 9 », a-t-il déploré avant d’annoncer.
Faya Milimono poursuit en disant qu’à Yomou, au collège d’Indah, le président d’un bureau de vote a accompagné des électeurs dans l’isoloir pour les orienter à voter en faveur de Mamadi Doumbouya. Lorsque ses représentants ont dénoncé cette pratique, contraire aux règles électorales, là encore, le délégué du Bloc Libéral aurait été expulsé du bureau de vote. Par ailleurs, le président d’honneur du BL a affirmé ne pas percevoir pour l’instant beaucoup d’engouements. Une chose qu’il espère changera au fil de la journée.
Écrit par: Fatoumata Keita
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