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Le déguerpissement le long des artères de la route Nongo-Sonfonia en passant par Lambanyi, s’est poursuivi ce mardi 03 février 2026, sous la supervision des autorités. Les personnes affectées disent approuver l’initiative de l’État. Cependant, ces déguerpis accusent les autorités communales d’être à l’origine de l’occupation anarchique de ces emprises publiques. Ils invitent l’État à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter une telle situation à l’avenir.
Le long de cette route qui longe la commune de Lambanyi, le décor est marqué par des devantures détruites et des débris éparpillés çà et là. Le passage des engins lourds a laissé ses traces. Sur place, certains déguerpis dénoncent la responsabilité des autorités communales dans cette occupation devenue anarchique.
« Les communes sont censées être à la base de l’installation des personnes le long des routes. Mais pour le moment, nous sommes là, nous nous abstenons et nous respectons la décision du Gouvernement. Personne ne peut venir s’installer au bord de la route, occuper les emprises des artères, sans que la commune soit au courant. La commune est là, tout près de la population ; elle sait ce qui se passe. Au lieu de venir signaler cela à temps, on attend que les gens s’installent, puis on vient maintenant démolir leurs biens. Ce sont des choses qu’on a économisées pendant des années, et d’un seul coup, on vient tout enlever. Donc ça fait mal, très mal » a déploré Oumar DIALLO.
Malgré les pertes enregistrées, le responsable d’un bar-café situé à Lambanyi dit soutenir l’action des autorités, qu’il juge nécessaire pour l’assainissement et la sécurité urbaine.
« J’apprécie l’action du gouvernement, et j’apprécie aussi l’initiative qui a été prise. C’est normal, je ne vois pas d’anomalie. Parce qu’en réalité, nous n’avons pas raison. Nous sommes sur la voie nationale, et si le gouvernement est prêt à récupérer son domaine, alors je pense qu’il n’y a aucune erreur là-dedans », a souligné Bangaly Camara.
Oumar Diallo lance un appel aux autorités.
« Ce que je veux dire au gouvernement, c’est de prendre toutes les mesures nécessaires. Moi, je suis une victime, mais il faut se dire la vérité. Il faut prendre toutes les mesures dissuasives pour que les gens ne reviennent plus s’installer, et cela sans la complicité des mairies », exhorte-t-il.
En attendant, d’autres occupants des emprises concernées, ayant bénéficié d’un délai supplémentaire, s’activent à libérer les lieux pour se conformer aux instructions des autorités.
Alhassane CONDÉ
Écrit par: Fatoumata Keita
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