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Le procès des évènements du 28 septembre 2009 s’est poursuivi dans sa deuxième phase ce lundi devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry.
Cette journée a connu la comparution des certaines parties civiles.
« Vous savez en matière de crime de masse, il est très difficile d’identifier physiquement ou personnellement les auteurs de crimes. Regardez ce qui s’est passé : ce des militaires, des gendarmes, des bérets rouge et des policiers qui sont venus encerclés le stade et d’autres ce sont introduits pour tirer sur la foule. Personne n’avait le temps de s’arrêter pour regarder son bourreau en face… », argue Me Thierno Amadou Oury Diallo, avocat de la partie civile.
La défense elle parle de tentative ‘’d’escroquerie au jugement’’, d’autant plus que les parties civiles ayant comparu ont déjà bénéficié d’indemnisation à l’issue de la première phase du procès.
« …nous avons estimé qu’il faudrait qu’à un moment donné, le tribunal prenne ses responsabilités. Vous avez vu des constitutions fantaisistes. Des personnes même qui ont déjà été indemnisées et qui viennent s’assoir pour se constituer partie civile. Ce n’est vraiment pas normal », dénonce Me Zézé Kalivogui.
Il faut ajouter qu’à l’ouverture de l’audience, le ministère public et la partie civile ont répliqué, par voie de conclusions écrites, à l’exception de nullité soulevée par la défense. Cette requête vise l’ordonnance de renvoi ayant saisi le tribunal criminel à l’encontre des colonels Jean-Louis Kpoghomou et Georges Olemou, ainsi que de l’adjudant-chef Thomas Touaro, tous poursuivis pour complicité dans le massacre du stade du 28 septembre.
Écrit par: Fatoumata Keita
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