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Deux jours de plus : que la fête continue ! (La Fléchette de Fatoumata Harouna)

today9 juin 2025 22

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Un sage a dit qu’un « peuple qui aspire au développement ne fait pas la fête ». Mais que fait-on dans le vaste pays des tropiques ?

On chante, on danse et cela pendant des jours. On déserte les bureaux, les salles de classes et on exhibe nos plus belles tenues.

C’est avec faste et surtout avec une dose de concurrence entre les villes de l’intérieur. Va savoir qui a le plus mobilisé cette année au tour des festivités !?

Mais on comprend, c’est traditionnel. Les célébrations sont parties intégrantes de la culture ici. Ce sont des chants des démonstrations de pas et des chorégraphies à vous couper le souffle.

Dehors comme à l’intérieur des grands palais, on s’est très bien appliqué avec la chorégraphie. C’était comment dire, époustouflant !

La danse, bien plus qu’une simple série de mouvements, c’est aussi une forme d’art qu’utilise le corps comme moyen d’expression, de communication et surtout de célébration. Une manifestation sinon expression de l’âme. Il faut être à la danse de la Mamaya dans le Nabaya ou encore du Soli dans le Kania pour mieux comprendre.

Cela fait des lustres que le plus grand apport du continent noir à l’humanité n’a pas beaucoup évolué. Depuis le temps que les tropiques s’illustrent dans ce sens. Ce n’est en rien l’apanage des héros, bien qu’ils soient de ceux qui la légitime le plus.

En plus 48H de plus de fériés, chômés et payés, c’était encore du jamais vu. On a passé la nuit à danser et à minuit on s’est rendu compte que la fête était trop belle pour se précipiter dans le stress du boulot. De la règle, du droit ou même des lois de la République, on se trémousse.

Si seulement ça pouvait apporter plus à cette économie sous assistance respiratoire qu’elle ne lui prend vraiment ?!

Aujourd’hui c’est lundi, mais le centre administration de la capitale est elle, vide de son contenu. La fête se poursuit en inter land. On n’a pas encore fini d’exhiber les boubous aux trois couleurs à la grande place du village.

On s’amuse un peu plus chaque année. Et notre économie en souffre toujours plus.

L’essentiel, on est heureux !

En tous cas c’est ce que nous disent ces occasions de célébration.

La fléchette de Fatoumata Harouna

 

 

 

Écrit par: Fatoumata Keita

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