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Des organisations de la société civile et de défense des Droits des femmes ont tenu une conférence ce mardi à la maison de la presse sise à la minière. Ces acteurs ont mis l’occasion à profit pour présenter des recommandations dans le cadre du quatrième examen périodique universel de la Guinée à Genève le 29 avril prochain. Parmi ces recommandation, figurent la levée de l’interdiction de manifester et la restauration de la liberté de la presse.
La question des Droits humains en Guinée était à l’épicentre de cette rencontre.
<<Nous sommes là aujourd’hui pour publier les principales recommandations que les organisations de défense des Droits humains ont proposé aux autre Etats pour qu’ils puissent les adresser à la Guinée. Parce que c’est les États qui adressent les recommandations, c’est pas directement les organisations de la société civile>>, a annoncé d’entrée Souleymane SOW, représentant de l’ONG Amnesty international-Guinée.
Abdoul Aziz DIALLO, président du centre africain pour la formation et l’information des Droits humains a lu la déclaration. Selon lui, la Guinée connait une régression en matière de liberté publique, depuis l’avènement des militaires au pouvoir.
<<Depuis 2021, la Guinée connait une régression en matière de liberté publique. Les manifestations pacifiques sont systématiquement interdites. A ce jour, au moins 44 personnes ont perdu la vie entre juin 2022 et mars 2024, selon les organisations locales. Les restrictions à la liberté d’expression et de la presse se sont multipliées, la fermeture de médias, arrestations de journalistes et des disparitions forcées >>, a déploré le président du CAFIDHE.
Ces acteurs ont formulé des recommandations pour trouver une issue favorable.
<<Les recommandations par rapport à ces thématiques, sont les suivantes : levée de l’interdiction générale de manifester, mener des enquêtes indépendantes sur les violences policières restaurer les libertés de la presse et de manifester, adopter une loi de protection des défenseurs des droits humains>>.
L’autre sujet qui a aussi été abordé par ce rapport est la situation des droits des enfants. Abdoul Aziz DIALLO, président du CAFIDHE, regrette un problème d’accès des enfants guinéens à l’éducation. Il fait également des recommandations dans ce sens.
<<Un contexte encore trop défavorable à l’ éducation et à la santé des enfants et des personnes vulnérables. Les enfants guinéens quant à eux souffrent de l’accès limités à l’education, à la santé et la protection contre les mariages forcés. >>, affirme Abdoul Aziz DIALLO avant de poursuivre : << la récupération et la scolarisation des enfants en situation d’exploitation dans les rues, les marchés, les carrières, plantation, les zones minières. poursuivre la construction des salles de classe notamment dans les zones. Poursuivre le recrutement et l’affectation des enseignants qualifiés surtout dans les zones rurales. Moderniser l’Etat civil et garantir l’enregistrement gratuit des naissances. Adapter les infrastructures aux personnes en situation de handicap >>.
Les conférenciers ont invité tous les guinéens à suivre l’examen de la Guinée le 29 avril prochain devant les missions permanentes des Nations Unies pour connaitre la suite d’une cinquantaine de recommandations qu’ils ont soumise pour une avancée des questions des Droits humains en République de Guinée.
Écrit par: Fatoumata Keita
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