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Les journalistes sportifs réagissent au déroulement de la CAN et dénoncent la suppression du CHAN

today19 janvier 2026 16

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La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 s’est achevée ce dimanche par une victoire du Sénégal face au Maroc, pays hôte, en finale.Cependant, plusieurs journalistes sportifs ont déploré les incidents survenus lors de cette grande finale. Ces confrères exhortent la Confédération Africaine de Football (CAF) à revoir l’arbitrage, élément clé du jeu, afin d’éviter d’autres anomalies à l’avenir.

La finale de la CAN Maroc 2025 a opposé le Maroc, pays hôte, au Sénégal dans un match complètement fou, riche en rebondissements entre les deux formations.

«On a vu une compétition où les équipes pratiquement avaient les mêmes niveaux. On a vu une compétition pratiquement à l’image des autres compétitions. Le niveau de jeu était réellement élevé et ça c’était un point positif parce qu’on a senti que les différents pays commencent à travailler petit à petit. Derrière, le sacre du Sénégal a mérité et les deux équipes qui se sont retrouvées aussi en finale ont mérité la finale et donc là on a vu de très bons matchs. C’est deux doubles à l’issue de cette compétition-là.» a expliqué Lancé, Koivogui, journaliste sportif.

Juste avant la fin du temps additionnel, un penalty est sifflé en faveur du Maroc, une décision qui a mis en colère l’équipe sénégalaise. Le penalty, raté par Brahim Díaz, a suscité de vives réactions. Lancé, Koivogui fustige les décisions arbitrales prises tout au long de la CAN.

«Le point négatif aussi c’est globalement l’arbitrage. L’arbitrage qui a été un véritable défaut n’a pas été à la faveur de certaines nations et ça c’est un scandale qu’il faut traiter au niveau de la CAF. J’estime que pour élever le niveau réel d’une compétition, l’arbitrage en est beaucoup. Mais cette année on a été dessus de l’arbitrage au niveau de la Coupe d’Afrique des Nations.» a-t-il fustigé.

Une finale de rêve qui a bien failli se transformer en cauchemar pour le football africain. Pour lutter contre de tels faits dans les rencontres, Mamadou Mathé BAH fait des propositions.

«C’est de travailler sur l’indépendance des arbitres parce que ces arbitres-là, ils ont une commission qui les guide. Est-ce que justement ce qui s’est passé là, les arbitres, ils le font d’eux-mêmes ? Ça c’est la première analyse. La deuxième analyse, on a amené l’avant. Si le monde occidental ou plutôt la FIFA pensait expérimenter l’avant, c’est parce qu’on estimait que l’erreur elle est humaine. Parce que mine de rien par exemple, le Sénégal pouvait perdre la Cannes et ça aurait été un regret parce qu’un arbitre, c’est l’élément le plus important d’un match de football.» a-t-il proposé.

À la veille de la finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, la Confédération Africaine de Football a décidé de supprimer le CHAN, au profit d’une Ligue des Nations africaines. Une décision dénoncée par Mamadou Mathé BAH, journaliste sportif.

«Une déception qui n’a pas de limite. Parce que vous savez, à la base, sous Issa Hayatou, quand on a décidé de mettre en place le CHAN, c’était de donner cette chance aux joueurs africains évoluants sur le continent. Parce qu’on estimait que de plus en plus des joueurs évoluants en Europe ou dans le monde prenaient le dessus dans les équipes nationales.

Parce que quand on parlait d’un effectif pour la CAN, on pouvait voir 23-24 joueurs qui étaient tous expatriés. Donc, ça ne donnait pas de grande image pour les championnats locaux. Donc, quand on a vu la première édition, là aussi, on a senti justement qu’il fallait revoir la situation. Parce qu’en ce moment, quand on demandait le CHAN, on faisait appel aux joueurs africains qui évoluaient, soit au Maghreb, dans certains pays du continent. Là aussi, on s’est rendu compte que si on reste sur cet élan-là, beaucoup pourraient ne pas jouer pour le CHAN. On a dit bon, on écarte cette piste-là pour faire uniquement le CHAN des joueurs qui évoluent dans leur championnat pour jauser le niveau finalement des championnats. Quand on prend par exemple le cas de la Guinée, on connaît tous Morlaye SYLLA.

Mais je pense que les Guinéens le connaissaient, mais l’Afrique et le monde l’ont découvert, c’est aux CHAN.» a-t-il dénoncé.

Cette victoire a permis au Sénégal de décrocher sa deuxième étoile continentale.

Alhassane CONDÉ

Écrit par: Fatoumata Keita

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