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Limogé, Moussa Condé déballe tout : écoutes, maraboutage et scandale à la Présidence

today23 mars 2026 6

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Limogé le 20 mars 2026 de la Direction de la Communication et de l’Information (DCI) de la Présidence, Moussa Condé a publié une vidéo sur sa page Facebook dans laquelle il reconnaît plusieurs faits compromettants. Entre écoutes, pratiques mystiques et manquements administratifs, l’ancien responsable livre un témoignage sans détour.

Quelques jours après son éviction, Moussa Condé a décidé de s’exprimer publiquement. Dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook, l’ancien directeur de la DCI affirme vouloir donner les détails plus précis concernant son limogeage à la tête de la DCI.

Selon ses révèlations, tout a commencé avec un échange avec un membre de la garde présidentielle :
« J’ai eu un appel téléphonique avec l’un des gardes rapprochés du président. Un certain nommé Condé-Billy qui m’a demandé une aide. Je lui ai envoyé une somme de 500 mille GNF. »

Selon lui, cette démarche visait à obtenir des informations internes :
« Après je lui ai dit là, il faut essayer d’écouter ce qui se passe là-bas chez le patron à mon sujet. Comme ça si tu as des informations, tu me les remontes rapidement. »

Mais cet appel aurait été intercepté, déclenchant une procédure plus approfondie :
« Cet appel a été intercepté. Puis ils ont saisi mon téléphone… »

L’exploitation de son appareil aurait permis de découvrir d’autres éléments sensibles, notamment ses échanges avec un marabout :
« Ils sont tombés sur mes échanges avec un marabout dans WhatsApp à qui je demandais de faire un travail pour moi pour que je puisse rester dans la grâce du président, pour ne pas que je sois limogé. »

Il ajoute même :
« Ils ont fait ce travail. Ils m’ont même envoyé les vidéos de ce travail. »

Au-delà de ces pratiques, Moussa Condé reconnaît également des défaillances dans la gestion de son service :
« Je ne payais pas régulièrement les primes de mes employés à la DCI. Ça, c’est un facteur très important. »

Autre révélation, plus embarrassante encore, concernant son comportement personnel :
« J’ai réalisé des vidéos très bordelles avec certaines filles dans mon bureau. Ces vidéos a été retrouvées dans mon appareil. »

En conclusion, l’ancien directeur insiste sur le caractère volontaire de ses déclarations :
« Toutes les informations sont claires. Je le dis sans contrainte. »

Ces aveux publics, rares dans la sphère administrative, continuent de susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux, relançant le débat sur la gouvernance et l’éthique au sein des institutions publiques.

Écrit par: Fatoumata Keita

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