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Gestion des eaux usées à Conakry : le quartier Lambanyi soutient l’alerte du ministère

today4 février 2026 19

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Le Président du Conseil de quartier de Lambanyi se réjouit du communiqué du Ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures liée à l’évacuation des eaux usées dans certains ménages. Mohamed Soumah estime que plusieurs zones de sa juridiction sont concernées par cette situation. Toutefois, ce responsable sollicite l’implication des forces de sécurité afin de lutter efficacement contre l’insalubrité dans les quartiers.

C’est à travers un communiqué que le Ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion anarchique des eaux usées dans plusieurs quartiers de Conakry. Le Président du Conseil de quartier de Lambanyi fustige le comportement de certaines concessions.

« C’est un communiqué que je trouve solennel, important et nécessaire. Le problème posé relève d’un manque de civisme. Honnêtement, il est très incompréhensible de cohabiter avec la saleté. On ne peut pas enlever la saleté devant sa propre porte pour aller la déposer devant celle de son voisin. C’est un comportement déplacé. Si chacun tient réellement à sa vie et à sa santé, il doit aussi penser à celles de son voisin », soutient Mohamed SOUMAH.

Sur les quatre secteurs que compte le quartier de Lambanyi, deux ont été ciblés par les autorités locales, précise ce responsable.

« Deux secteurs sont particulièrement concernés par cette situation : le secteur Africof et le secteur Ghôbhè. Des recensements de certains foyers y ont déjà été effectués. Ce communiqué vient renforcer davantage nos actions sur le terrain, car il est très clair : un délai de 30 jours est accordé pour sensibiliser les ménages et mener toutes les actions nécessaires, afin que des mesures puissent ensuite être prises sans que les familles soient prises au dépourvu », précise-t-il.

Pour lutter contre cette pratique, Mohamed Soumah déplore le manque de coopération de certaines concessions.  Il souhaite l’accompagnement des forces de sécurité.

« Cependant, certains citoyens restent réticents et refusent de comprendre ou de coopérer avec les autorités locales de base. Certains se fient même à leurs relations pour s’opposer aux actions menées. C’est pourquoi nous souhaitons être accompagnés par la police ou la gendarmerie. Si ces forces sont mises à notre disposition, je suis convaincu que la mission pourra être menée efficacement partout, y compris dans mon quartier », a exhorté notre interlocuteur.

Dans le même communiqué, un délai de trente jours est accordé aux concessions concernées afin de remédier à cette situation. Tout contrevenant s’exposera à une amende de quinze millions de francs guinéens et à une peine d’emprisonnement ferme pour mise en danger de la vie d’autrui, prévient le département.

Alhassane CONDÉ

Écrit par: Fatoumata Keita

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