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Journée mondiale de la sauvegarde des données informatiques : Wi-Fi zone, liens suspects, les pièges à éviter selon un spécialiste  

today31 mars 2026 5

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Le 31 mars de chaque année, l’humanité célèbre la journée mondiale de la sauvegarde des données informatiques. Elle vise à sensibiliser les particuliers et les entreprises à l’importance de la protection des données numériques. À cette occasion, notre rédaction est allée à la rencontre de Aboubacar Sidiki Camara, spécialiste en informatique.

La journée mondiale de la sauvegarde des données informatiques est née d’une prise de conscience croissante des risques liés à la perte de fichiers. L’objectif est de rappeler aux utilisateurs l’importance de mettre en place des stratégies de sauvegarde régulières, notamment face aux menaces numériques. Aboubacar Sidiki Camara évoque l’importance de cette journée.

« Quand on parle de sauvegarde de données, si on prend mon cas par exemple, j’ai des photos que je veux conserver, des images, des CV et des documents personnels que je souhaite garder. Ces fichiers peuvent être enregistrés sur mon ordinateur ou mon téléphone, mais en cas de perte de ces appareils, je perds aussi toutes ces données. Il est donc important de trouver un moyen de les sauvegarder dans un cloud, c’est-à-dire dans un espace de stockage en ligne. Cela permet, même en cas de perte de ses équipements, d’accéder à ses informations depuis un autre appareil ou une nouvelle plateforme. » a-t-il évoqué

Ce spécialiste en réseaux informatiques rappelle les dangers liés au fait de cliquer sur des liens suspects.

« Cela expose aussi les personnes à un risque : leurs données, qu’elles considèrent comme confidentielles et privées, peuvent être divulguées. On a déjà vu des scandales en Guinée où certains ministres et hommes politiques ont été exposés. Tout cela est souvent dû à un manque de sécurisation de leurs données. Ouvrir un lien dont on ne connaît pas la provenance représente un grand danger pour les données personnelles. Si vous travaillez dans une entreprise, cela peut même exposer toutes les données de celle-ci à un risque de diffusion publique. » a souligné Aboubacar Sidiki CAMARA

Pour une meilleure protection des données, ce responsable adjoint de la section réseau d’une université privée de la place, prodigue des conseils aux citoyens.

« Il faut éviter les logiciels piratés. Il est préférable d’acheter les logiciels directement auprès des fournisseurs officiels. Évitez également d’utiliser des réseaux Wi-Fi zones lorsque vous travaillez avec des données sensibles, qu’elles soient personnelles ou professionnelles. Prenez l’habitude de changer vos mots de passe régulièrement, au moins tous les trois mois, et évitez de réutiliser les anciens. Cela empêche les personnes ayant eu accès à vos anciens mots de passe de continuer à accéder à vos comptes. » a exhorté Aboubacar Sidiki CAMARA

L’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) a alerté les consommateurs sur les risques liés aux réseaux Wi-Fi clandestins. Selon Aboubacar Sidiki Camara, la connexion aux zones Wi-Fi comporte des risques pour les données des utilisateurs.

« Ne vous connectez pas à n’importe quel réseau Wi-Fi. Aujourd’hui, les zones Wi-Fi se multiplient, mais elles ne sont pas toujours sécurisées. Lorsque vous vous connectez à un réseau inconnu, vous ne savez pas où vos données transitent. Par exemple, si vous effectuez un paiement en ligne sur un Wi-Fi non sécurisé, quelqu’un peut intercepter vos informations bancaires. Cette personne peut alors voir et récupérer les données que vous saisissez, comme les informations de votre carte bancaire, et les utiliser à votre insu. Les Wi-Fi zones, notamment les hotspots, sont souvent utilisés par de nombreuses personnes, et il est difficile de savoir qui y est connecté. Une personne mal intentionnée, ayant des compétences informatiques, peut exploiter les configurations de ces réseaux pour accéder aux activités des utilisateurs. Elle peut ainsi voir qui effectue des paiements ou consulte certains sites. Malgré les difficultés liées aux opérateurs téléphoniques et aux fournisseurs d’accès à Internet, il est plus sûr d’utiliser ses données mobiles (data) plutôt que de se connecter à des réseaux Wi-Fi publics. » a-t-il expliqué.

Selon Aboubacar Sidiki CAMARA, la cybercriminalité ne constitue pas une fatalité. L’adoption de certaines bonnes pratiques peut réduire les risques.

 

Alhassane CONDE

Écrit par: Fatoumata Keita

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