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C’est un climat de méfiance qui règne à Kourouda, dans la zone de Bouré Balato relevant de la préfecture de Siguiri. Accusés par les mouvements de jeunesse de complicité dans l’exploitation sauvage du site minier et de la dégradation de la rivière locale, les responsables du district sortent du silence. Entre démentis sur la présence d’engins lourds et promesses d’enquêtes sur des soupçons de corruption, le bureau du district tente de calmer le jeu.

Les autorités de Kourouda sont catégoriques : aucune machine n’a foulé le sol du site incriminé face aux accusations d’usage des machines « poclain ». Selon elles, les trous visibles ne sont que les vestiges d’anciennes exploitations artisanales.
« À Bouré, l’existence de machines poclain est totalement infondée. Les excavations visibles sont d’anciennes fosses, présentes depuis toujours. Dès que j’ai été informé d’une éventuelle activité mécanique sur le site minier, j’ai immédiatement ordonné l’arrêt des opérations. Je réitère qu’aucune machine poclain n’a travaillé ici et qu’aucune ne se trouve sur les lieux », insiste Namory Diakité, chef de mine de Balato.

Sur l’épineuse question de l’argent qui aurait été réclamé aux étrangers pour leur installation, le bureau du district dégage toute responsabilité.
« Si des sommes d’argent ont été indûment perçues pour des installations, la responsabilité incombe probablement aux propriétaires terriens. Le bureau du district décline toute responsabilité et n’a mandaté personne pour collecter des fonds. Si de telles pratiques sont avérées, nous diligenterons des enquêtes pour identifier et interpeller les auteurs », Namory Diakité.

Autre point, c’est la dégradation de la rivière locale, souillée par les activités de concassage. Là encore, le district joue la carte de la fermeté.
« Nous avons constaté avec regret le niveau de dégradation de la rivière. Face à cette situation critique, nous avons sommé les concasseurs opérant sur les berges de cesser leurs activités et d’évacuer les lieux. Le bureau du district ignore par quels canaux ces exploitants se sont installés sur ce site », regrette président de la jeunesse de Balato 2, Daba Camara.
La seule question sans réponse qui taraude les esprits est de savoir comment ces concasseurs ont-ils pu s’installer et opérer sur le terrain sans l’aval préalable des autorités locales.
Joseph KOLIE
Écrit par: Fatoumata Keita
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