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Recrudescence de l’insécurité à Conakry : L’inquiétude monte chez les conducteurs de taxi moto

today2 avril 2026 28

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La recrudescence des cas d’assassinats dans la capitale, inquiète de plus en plus les citoyens. Des conducteurs de taxi-moto, particulièrement exposés à ce phénomène, ne savent plus à quel saint se vouer. Un sociologue analyse la situation et appelle les autorités à prendre des mesures pour mettre fin à cette pratique.

L’insécurité devient de plus en plus préoccupante en Guinée. En une journée, un motard et deux cambistes ont été assassinés à Conakry. Une situation qui inquiète ce conducteur de Moto Taxi, à Lambanyi.

 » À Conakry ici, l’insécurité est trop répondue. Chaque jour, il y a des tueries, et nous avons peur de plusieurs personnes. Celles qui veulent notre âme à cause d’un simple engin, nous avons peur aussi de celles qui nous déplacent mais en refusant de payer notre argent  », a exprimé Lamine Diallo.

Sékou Doukouré est aussi conducteur de Moto Taxi. Vu ce qui se passe, il ne se sent plus en sécurité dans l’exercice de son activité.

 » Notre activité-là, même pendant la journée on est pas en sécurité. C’est un travail très risqué surtout pour ceux qui travaillent la nuit. Quelq’un peut te déplacer d’un lieu que tu ne connais, et s’il a déjà formé un clan là-bas ? C’est seulement Dieu qui peut nous protéger dans l’exercice de ce travail  », a ajouté ce citoyen.

Les récents assassinats survenus à Conakry ne laissent pas indifférent, Fara IFFONO, sociologue. Cet enseignant donne une explication à ce phénomène.

 » Aujourd’hui dans notre pays, il y a une marge importante des jeunes gens qui sont à la recherche de l’emploi. Ces chômeurs peuvent faire recours à des violences, apporter des armes. Il faut aussi signaler la démission parentale qui est un problème  », a-t-il énuméré.

Pour endiguer le phénomène d’insécurité en Guinée, ce sociologue fait des propositions.

 » Il faut que l’État pense à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes mais la priorité revient d’abord à nos familles respectives ;

Il faut que les gens acceptent de dénoncer mais aussi que l’État accepte d’accompagner les personnes qui dénoncent ces malfrats.

Il faut que les polices de proximité travaillent là dessus  », a suggéré ce sociologue.

En attendant des mesures concrètes, Fara Iffono appelle les citoyens à redoubler de vigilance et à limiter les déplacements non essentiels surtout la nuit.

Samuel Demba DUOLAMOU 

Écrit par: Samuel Demba DUOLAMOU

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