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La route tue, le silence aussi (La Fléchette de Fatoumata Harouna)

today9 avril 2026 16

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Nos routes tuent, et c’est un peu plus chaque jour. Les blessés, ils ne s’en sortent guère mieux. Pour les familles, il est souvent impossible de tourner la page, de reprendre le fil d’une vie brutalement brisée.
À chaque accident, ce sont des rêves, des ambitions, des carrières, mais surtout des vies fauchées dans le fracas des chocs. Une violence devenue presque ordinaire.
Les accidents de la route se multiplient, au point de ressembler à une épidémie. Personne n’est épargné : des enfants, des femmes, des proches, et même les plus solides d’entre nous finissent par céder au silence imposé par ces drames. Les routes, toujours les routes… comme si elles n’étaient faites que pour emporter des vies.
Et pourtant, rien ne semble vraiment urgent pour freiner cette hécatombe. On s’émeut, le temps d’un instant, puis l’on passe à autre chose — jusqu’au prochain choc, jusqu’à ce qu’un nouveau drame nous ramène brutalement à la réalité.
Comme si tout cela était devenu normal. Comme si la vie humaine ne pesait plus que poussière. Et pourtant, la responsabilité est aussi la nôtre. Excès de vitesse, imprudence, ivresse, fatigue au volant… autant de comportements qui transforment chaque trajet en risque.
Chacun se dit que cela n’arrive qu’aux autres. Jusqu’au jour où cela nous frappe, nous aussi.
Et pendant ce temps, les décideurs regardent ailleurs. L’indifférence semble tenir lieu de politique. Mais pour combien de temps encore ? Combien de morts faudra-t-il ? Combien de vies brisées, de corps à jamais marqués, pour que la route cesse enfin d’être un lieu de tragédie permanente ?
A ces réponses, je vous souhaites mures réflexions.

La Fléchette de Fatoumata Harouna

Écrit par: Fatoumata Keita

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