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Sénégal : vers un congé maternité de 18 semaines, pendant qu’en Guinée des femmes accouchent sans assistance

today4 mai 2026 2

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Le Sénégal s’apprête à franchir un cap important en matière de protection sociale. Le 1er mai 2026, les autorités ont annoncé leur volonté de porter le congé maternité de 14 à 18 semaines, à la suite d’un plaidoyer mené notamment par le Réseau national des femmes travailleuses du Sénégal (RENAFETS).

Cette réforme vise à améliorer la santé des mères et des nouveau-nés, en accordant davantage de temps de récupération après l’accouchement et en renforçant l’accompagnement des premières semaines de vie.

Le passage de 14 à 18 semaines représente environ un mois supplémentaire, jugé crucial pour permettre aux mères de récupérer après l’accouchement et de mieux prendre en charge leurs nouveau-nés.

Pour le RENAFETS, cette évolution constitue « un tournant majeur » dans la reconnaissance des droits des femmes au travail, notamment en matière de santé, de dignité et d’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale.

Cette annonce s’inscrit dans une dynamique plus globale de protection de la maternité. Le réseau plaide également pour la promulgation effective de la loi sur la protection de la maternité, ainsi que pour la mise en place de crèches en milieu professionnel.

Selon ses responsables, ces mesures sont essentielles pour lutter contre les discriminations liées à la grossesse et améliorer les conditions de travail des femmes, notamment dans les secteurs formel et informel.

Si les modalités d’application de la réforme ne sont pas encore précisées, cette décision marque une étape importante dans les politiques sociales au Sénégal. Elle pourrait inspirer d’autres pays africains, où la durée du congé maternité reste souvent limitée et inadaptée aux réalités des femmes.

Dans un contexte où la santé maternelle demeure un enjeu majeur, notamment en Afrique de l’Ouest, cette réforme relance le débat sur la nécessité d’améliorer les dispositifs de protection sociale en faveur des mères.

L’exemple sénégalais pourrait ainsi relancer le débat dans les pays voisins, comme la Guinée sur la nécessité d’améliorer à la fois l’accès aux soins, la qualité de la prise en charge et les dispositifs de protection sociale en faveur des femmes.

Écrit par: Fatoumata Keita

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