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Relaxe des trois responsables du BL à Guékédou : « les gardes pénitentiaires … demandaient de l’argent », président du parti

today13 août 2026 11

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Le Tribunal de première instance de Guéckédou a rendu, mercredi 12 août 2026, son verdict dans l’affaire opposant la maire de Ouendé Kènèma, Joséphine Yawa Millimouno, à trois responsables du Bloc Libéral (BL). Poursuivis pour des faits de « menaces », les trois prévenus ont été déclarés non coupables.

Une décision saluée par Sékou Sanoh, président du Bloc Libéral, qui estime que le juge a fait preuve de courage dans le traitement de cette affaire.

« Il faut vraiment saluer le courage du juge du Tribunal de première instance de Guéckédou pour cette décision », a-t-il déclaré.

Selon le président du BL, la plaignante n’aurait pas été en mesure d’apporter les éléments permettant d’étayer ses accusations. Il relève également une contradiction concernant le motif initial de la convocation.

« Lorsque vous prenez le principe de départ du motif de la convocation, on dit : convocation pour motif d’incendie. Mais celle qui a porté plainte a dit à l’audience que ce n’était pas un problème d’incendie, plutôt qu’elle avait reçu des menaces », rapporte Sékou Sanoh.

Au-delà du verdict, le responsable politique dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

« Il ne faudrait pas que la liberté soit un privilège. C’est un droit républicain qui doit être garanti par l’État. Parce que si l’on instrumentalise la justice pour régler des comptes politiques, ça n’a aucun sens », déplore-t-il.

Sékou Sanoh formule également de graves accusations à l’encontre de certains gardes pénitentiaires. Il affirme que des proches des détenus auraient été sollicités financièrement lors de leurs visites à la prison civile de Guéckédou.

« À chaque fois que les femmes de ces responsables venaient pour voir leurs maris, les gardes pénitentiaires, j’ai des vidéos, j’ai des audios, demandaient de l’argent à ces pauvres femmes, 500 mille francs guinéens, moyennant le traitement de leurs maris », affirme-t-il.

 

Écrit par: Fatoumata Keita

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