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Dar-es-Salam : le bilan passe à 34 morts, plus de 1.500 sinistrés 

today26 août 2026 7

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La tragédie de Dar-es-Salam continue de livrer son lourd bilan. Quatre jours après l’éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge, 34 personnes sont désormais décédées et 33 autres blessées, selon les dernières données communiquées par les équipes de secours. 

Face à l’ampleur du drame, le Gouvernement passe à une nouvelle étape. Après les opérations de secours et les premières actions de sensibilisation, les autorités annoncent désormais des mesures destinées à sécuriser durablement le site et à mettre à l’abri les populations qui vivent dans les zones les plus exposées.
En déplacement mardi à l’école primaire de Dixinn Centre 1, où sont accueillies des victimes déplacées, la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Camara Djénabou Touré, a détaillé les principales dispositions retenues.
Des équipes mixtes seront déployées sur le terrain pour identifier les habitations installées dans les zones à risque et procéder au recensement des familles concernées. Le périmètre de la décharge doit, lui aussi, être sécurisé afin d’éviter de nouveaux accidents.
La situation des sinistrés constitue également une priorité. 542 personnes sont actuellement prises en charge à l’école primaire de Dixinn Centre 1, tandis qu’environ 1 500 personnes ont été identifiées comme nécessitant un relogement.
Le Gouvernement prévoit donc de rechercher d’autres sites d’accueil dans les différentes communes de Conakry. Un dispositif sanitaire doit également être mis en place pour les sinistrés, avec notamment la distribution de moustiquaires dans les lieux d’hébergement.
Mais au-delà de l’urgence humanitaire, les autorités annoncent une décision qui pourrait profondément changer le visage de cette zone : la démolition complète de la décharge de Dar-es-Salam est annoncée dans les prochains jours.
Cette opération devra s’accompagner de la sécurisation du site et du relogement des populations vivant dans les secteurs jugés dangereux.
En parallèle, une inhumation collective des victimes est annoncée. Les différents services de l’État doivent être mobilisés pour coordonner les opérations.
Pour la ministre Camara Djénabou Touré, le temps de la sensibilisation laisse désormais place à l’action.
« Le Gouvernement entre désormais, à travers ses services techniques, dans la phase opérationnelle de gestion du site de Dar-es-Salam », a-t-elle déclaré.
Une phase qui intervient après une catastrophe meurtrière et qui pose désormais une question centrale : comment empêcher qu’un drame similaire ne se reproduise dans cette partie de Conakry ?

Écrit par: Fatoumata Keita

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