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Les entreprises de production et de commercialisation ont jusqu’au 20 septembre 2026 pour écouler leurs stocks de produits plastiques à usage unique. Pour le juriste environnementaliste Abdourahamane DIAKITÉ, le gouvernement est resté trop silencieux sur ce décret, ce qui pourrait compliquer son application.
Dans un entretien accordé à notre rédaction, ce spécialiste estime que les entités concernées pourraient avoir du mal à se conformer à la décision, mais qu’elles ont intérêt à prendre les dispositions nécessaires.
L’importation, la production et la commercialisation des produits plastiques à usage unique devraient prendre fin le 20 septembre en Guinée. La décision a été réitérée par les autorités à travers un arrêté conjoint faisant suite à un décret pris en 2024.
« Il faut saluer la décision parce qu’à un moment donné il faut qu’on arrive à arrêter ce qui n’est pas bon et voir la possibilité de proposer des solutions à un développement durable. Nous avons tous vu le président décréter des journées d’assainissement pendant lesquelles il a pris des pelles pour assainir certains lieux. Et il s’est avéré à travers cela que la qualité prédominante de ces immondices était des déchets plastiques », a salué Abdourahamane DIAKITÉ.
Cependant, le juriste estime que l’application effective de cette décision pourrait être confrontée à certaines difficultés d’ordre administratif.
« Très malheureusement parce que le gouvernement est resté trop silencieux, chose qui va rendre un peu compliquée la bonne sortie par rapport à cette décision. Parce que cet arrêté qui vient d’être pris à dix jours, comment est-ce que les acteurs concernés vont se préparer et commencer la production des matières biodégradables dès le 21 septembre parce que c’est le décret qui va les indiquer vers quels ministères il faut se diriger pour avoir tels documents », a souligné ce juriste en environnement.
Nul n’est censé ignorer la loi, rappelle Abdourahamane DIAKITÉ, qui invite les entreprises concernées à respecter l’autorité de l’État.
« Il faut respecter aussi l’ordre public et la santé publique si le produit n’a pas d’effet sur l’environnement. Il y a des déchets plastiques biodégradables qui sont en train d’être produits ailleurs, pourquoi pas en Guinée ? C’est pourquoi le décret leur a donné deux ans de reconversion. Ça veut dire dès la rentrée en vigueur de ce décret, les entreprises devraient être capables à continuer au même rythme de production, et ne pas en être capable serait une trahison », a-t-il déclaré.
Abdourahamane DIAKITÉ demande enfin au gouvernement de renforcer la sensibilisation dans les marchés et dans les ménages, mais aussi de promouvoir les alternatives afin de préparer les populations à cette mesure.
Samuel Demba DUOLAMOU
Écrit par: Samuel Demba DUOLAMOU
today15 septembre 2026 29 3
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