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Interdiction des plastiques : l’eau devient rare et chère en Guinée

today5 octobre 2026 8

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L’interdiction des objets plastiques à usage unique continue d’alimenter le débat et de faire l’objet de préoccupations en Guinée. De plus en plus de Guinéens ont du mal à trouver de l’eau potable en raison de son prix et de sa rareté, alors qu’il s’agit d’une denrée aussi importante.

Dans les transports, au marché, partout dans les lieux publics ou dans de simples discussions, on ne parle plus que de l’eau. Par endroits, une bouteille de 1,5 litre peut coûter jusqu’à sept mille francs, tandis que celle de 500 ml coûte entre trois et cinq mille francs.

Mamadou Dian, chauffeur de taxi sur le tronçon Cosa-Nongo, raconte son calvaire.

« Avant on pouvait avoir un sachet d’eau avec seulement cinq cent franc, mais maintenant c’est compliqué. Hier j’ai fait trois boutiques sans trouver d’eau. C’est finalement à Soumanbossia que j’ai eu une petite bouteille à trois mille franc. »

Même son de cloche chez cette vendeuse d’eau au détail.

« Cela fait pitié. De l’eau on ne peut plus boire dans ce pays. Avant l’interdiction, le paquet était à vingt cinq mille, mais maintenant c’est à quarante mille », déplore t elle avant d’alerte sur la vente d’eau impropre à la consommation qui risque d’avoir des conséquence sur la santé des citoyens.

« Cela doit inquiéter. Dans les quartiers, les gens mettent l’eau de robinet dans les petite bouteilles qu’ils revendent à mille franc. Et tu ne sais pas dans quoi et dans quelle conditions ils recueillent cette eau. Parce qu’il y a des gens qui sont capables d’utiliser les seaux qu’ils amènent dans les toilettes pour le faire. »

Malgré la mise en garde du ministère du Commerce concernant l’augmentation fantaisiste du prix de l’eau, les citoyens continuent de souffrir de cette décision, en attendant la mise à disposition des sachets biodégradables promis par le département.

Écrit par: Fatoumata Keita

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