Afrique

Burkina Faso : le nouveau Code pénal réintroduit la possibilité d’emprisonner des journalistes 

today21 octobre 2026

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L’Assemblée législative du peuple a annoncé, le 20 octobre 2026, l’adoption d’un nouveau Code pénal prévoyant la re-pénalisation de certains délits de presse. Une évolution qui pourrait marquer un recul des protections accordées aux professionnels des médias depuis 2015. 

Au Burkina Faso, les journalistes pourraient de nouveau être condamnés à des peines d’emprisonnement pour certaines infractions commises dans l’exercice de leur métier. Le 20 octobre 2026, l’Assemblée législative du peuple a annoncé l’adoption du nouveau Code pénal, qui prévoit notamment le retour possible de sanctions pénales privatives de liberté pour certains délits de presse.

Cette réforme marque un changement par rapport au cadre juridique instauré en 2015, lorsque les lois sur la presse avaient supprimé les peines d’emprisonnement pour les délits de presse, notamment la diffamation.
Avec le nouveau texte, certaines infractions liées à la publication ou à la diffusion d’informations pourraient ainsi être de nouveau passibles de prison.

Un changement majeur pour la liberté de la presse 

La re-pénalisation des délits de presse soulève des interrogations sur la protection juridique des journalistes et les conditions d’exercice du métier au Burkina Faso. Le recours à l’emprisonnement pour des infractions commises dans le cadre du travail journalistique pourrait notamment renforcer les inquiétudes liées à la liberté d’informer.

Toutefois, les infractions concernées, les peines exactes prévues et les conditions d’application de ces dispositions doivent être précisées à partir du texte intégral du nouveau Code pénal.

L’adoption annoncée de cette réforme constitue ainsi une évolution importante du cadre légal applicable aux médias burkinabè, dont la portée exacte dépendra des dispositions finalement applicables.

Écrit par: Fatoumata Keita

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