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Conakry : des migrants de retour du Maroc tirent la sonnette d’alarme

today30 avril 2026 1

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Des migrants rapatriés du Maroc ont interpellé les autorités guinéennes ce mercredi 29 Avril 2026, sur leurs conditions de vie, qu’ils jugent précaires. Au nombre de 113 personnes, ces compatriotes ont été sommés de quitter le centre Jean Paul II de Taouyah. Ils demandent une assistance du ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger.

Accueillis ce week-end par le ministre des Affaires étrangères à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, ces migrants rapatriés du Maroc ont ensuite été transférés au centre Jean Paul II de Taouyah.

« Je dirais que notre situation ici est très critique, parce que depuis que nous sommes arrivés, personne n’a reçu de soins. Même pour avoir de la nourriture, ce n’est pas possible. Le centre est surchargé, il y a beaucoup de personnes, et nous ne pouvons même pas dormir. » a souligné ce jeune du collectif.

Ces compatriotes se disent abandonnés par l’État. Ils demandent aux autorités de faire face à leur situation.

« Oui, nous nous sentons abandonnés, parce que les promesses faites à l’aéroport n’ont pas été respectées. Une personne malade a besoin de soins ; si elle ne les reçoit pas, elle est abandonnée. Quelqu’un que vous avez rapatrié dans son propre pays, après s’être débrouillé ailleurs, se retrouve sous la responsabilité des autorités sans même pouvoir manger : c’est un abandon. Nous demandons l’implication du ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger, car il nous avait été dit que nous serions pris en charge financièrement et médicalement. Nous lançons donc un appel au ministre Morissanda Kouyaté afin qu’il nous vienne en aide », a déclaré notre interlocuteur.

Parmi ces compatriotes, figurent plusieurs femmes. Cette jeune dame regrette d’être rentrée au bercail.

« Franchement, ce n’est pas facile pour nous. Nous sommes dans une situation vraiment désespérante. Nous ne nous attendions pas à un tel accueil de la part de nos propres autorités, de nos propres compatriotes. Certes, être chez soi est mieux qu’ailleurs, et nous sommes tous d’accord avec cela. Mais dans la situation actuelle, personnellement, et je pense que mes amis diront la même chose, nous aurions préféré rester au Maroc plutôt que de vivre dans de telles conditions dans notre propre pays », a-t-elle déploré.

Selon le président de ce collectif, plusieurs d’entre eux ont contracté des pathologies au cours de leurs périple. Des enfants sont également parmi eux.

 

 

Alhassane CONDÉ

Écrit par: Fatoumata Keita

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