Guinée Politique

Contentieux électoral : la Cour suprême réhabilite neuf partis et valide leurs candidatures

today24 avril 2026 9

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Dans un arrêt rendu dans la nuit du 24 avril 2026, la Cour suprême a donné raison à neuf formations politiques recalées par la DGE, jugeant leurs recours fondés en droit. Une décision qui rebat les cartes du scrutin à venir.

C’est un revirement majeur dans le processus électoral en cours. Neuf partis politiques ont obtenu gain de cause devant la Cour suprême, après avoir contesté l’invalidation de leurs dossiers de candidature par la Direction générale des élections (DGE).

Dans son arrêt, la plus haute juridiction du pays a déclaré recevables leurs requêtes, tant sur la forme que sur le fond. Elle a, dans la foulée, validé définitivement leurs candidatures, ouvrant ainsi la voie à leur participation au scrutin de listes nationales à la représentation proportionnelle.

Les formations concernées sont : le Parti du Rassemblement pour la République (RPR), les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), l’Union pour la Défense des Intérêts Républicains (UDIR), l’Union pour la Nouvelle Guinée (UNG), Nouvelle Guinée (NG), Avenir d’une Guinée Nouvelle (AGN), l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) ainsi que Notre Intérêt Commun (NIC).

Dans le cadre du scrutin majoritaire uninominal et plurinominal, le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) a également vu ses candidatures validées dans les circonscriptions de Ratoma, Lambanyi et de la diaspora (zone Amérique).

À l’origine de ce contentieux, les partis dénonçaient des irrégularités dans la procédure d’examen des dossiers. Ils évoquaient notamment l’absence de notification formelle des manquements relevés par l’administration électorale, ainsi que des cas d’inéligibilité non dûment portés à leur connaissance.

Les requérants se sont appuyés sur les dispositions des articles 166 et 167 du Code électoral, qui imposent à la DGE de notifier toute irrégularité dans un délai de sept jours suivant le dépôt des candidatures, afin de permettre aux concernés d’exercer un recours.

En leur donnant raison, la Cour suprême rappelle ainsi les exigences de transparence et de respect des procédures dans la gestion du processus électoral, à quelques semaines d’un scrutin particulièrement attendu.

 

Écrit par: Fatoumata Keita

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