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Journée mondiale du reggae : le cri d’alarme de Kaporo Menguè reggaeman

today1 juillet 2026

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Le 1er juillet de chaque année, l’humanité célèbre la Journée mondiale du reggae. La 32ᵉ édition se veut une reconquête du message du reggae, de sa puissance politique et spirituelle. Né en Jamaïque, ce genre musical a conquis le monde grâce à ses rythmes et à ses messages engagés. Pour marquer l’édition 2026, notre rédaction a rencontré ce mercredi Mohamed Asmir Soumah, alias Kaporo Menguè. 

La Journée mondiale du reggae vise à promouvoir ce genre en tant qu’élément fondamental du patrimoine musical mondial. Elle sensibilise également le public à son histoire, à ses valeurs et à son impact sur les différentes cultures. Mohamed Asmir Soumah, alias Kaporo Menguè, Prône les valeurs du reggae.

« Aujourd’hui, la musique reggae devrait normalement être enseignée dans les écoles, parce que nous sommes davantage engagés dans l’éducation, la spiritualité, le respect du comportement humain, ainsi que dans la reconnaissance de nos différentes cultures. Le reggae n’est donc pas seulement une musique de divertissement ; c’est une musique qui vient de l’Éternel. » a-t-il déclaré.

Cet arrangeur-compositeur dénonce un manque d’unité entre les promoteurs du reggae en Guinée.

« À l’heure actuelle, le reggae ne se porte pas bien, parce qu’il manque de soutien et de véritable collaboration. Si nous voulons réellement devenir des reggae-men capables de défendre l’identité africaine, notre identité culturelle et nos valeurs, il faut qu’il y ait de l’union et de l’amour entre nous. Malheureusement, ce n’est pas le cas en Guinée. Aujourd’hui, chacun vit dans son coin, chacun fait ses propres activités. Cela n’empêche pas les individus d’évoluer, mais cela ne permet pas au reggae guinéen de progresser « , a dénoncé Mohamed Asmir SOUMAH.

Cet artiste estime que les reggae men ne bénéficient pas de la même prise en charge sanitaire que les autres musiciens. Mohamed Asmir Soumah interpelle les autorités.

« Ce n’est pas parce que nous sommes rastas, que nous portons des locks, que nous sommes à l’écart des autres. Nous sommes tous pareils. Personne n’est supérieur à un autre, parce qu’il s’agit avant tout d’une culture. Lorsqu’un reggae-man tombe malade, ce que nous ne souhaitons à personne, nous aimerions que l’État nous vienne également en aide, comme il l’a fait pour les Banlieuz’Arts, par exemple. Il est important que l’État fasse de même pour les reggae-men. Aujourd’hui, les rastas se battent pour être pleinement reconnus dans la société », a-t-il indiqué.

Mohamed Asmir Soumah, alias Kaporo Menguè, salue le travail accompli par le ministre de la Culture en faveur des artistes guinéens. Il a toutefois formulé plusieurs recommandations à l’endroit du département de la Culture.

« Le ministre fait de son mieux, parce que, dans la vie, on ne peut pas aider tout le monde. Mais lorsqu’il soutient déjà un secteur, ceux qui y évoluent peuvent s’en sortir. Personnellement, je n’ai pas encore eu la chance de le rencontrer, ce que je souhaite vraiment, afin d’échanger avec lui sur de nombreux sujets. Je salue néanmoins son courage, son engagement, ainsi que la confiance que le Président de la République lui a accordée, une confiance qu’il s’efforce d’honorer.

J’aimerais qu’il nous aide à obtenir des équipements et des espaces adaptés, car nous avons besoin de lieux où nous pouvons exprimer et partager notre philosophie. Nous avons également besoin de matériel pour promouvoir nos productions. Le reggae ne s’apprécie pas pleinement sur cassette ; il prend toute sa dimension en concert, en live. Il faut aussi travailler sur l’identité de notre pays et sur l’identité africaine, car ce sont ces messages que nous voulons transmettre : valoriser notre culture et nos mœurs. Mais nous ne pourrons pas y parvenir sans l’appui du gouvernement », a-t-il souligné.

Kaporo Menguè compte plusieurs albums à son actif, dont trois actuellement disponibles sur le marché. Selon Mohamed Asmir Soumah, avec une vision éclairée et une bonne organisation, un reggae man peut vivre de son art en Guinée.

 

 

 

Alhassane CONDÉ

Écrit par: Fatoumata Keita

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