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Le procès de l’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Badra Aliou Cheickna Koné, s’est ouvert ce mercredi dans un contexte marqué par de lourdes accusations de malversations financières et de gouvernance frauduleuse. L’affaire, examinée sous la présidence du magistrat Alpha Camara, met en cause plusieurs co-prévenus ainsi que des personnes morales, révélant l’ampleur supposée d’un système organisé.
Outre Badra Koné, neuf autres prévenus comparaissent devant la juridiction compétente. Il s’agit de Abass Keïta, Diarra Moustapha Sanoh, Zahraa Makdisi, Mohamed Lamine Doumbouya, Fodé Fatoumata Camara, Said Elmi Xelhiye, ainsi que des sociétés B&B BTP SARL, SOCOBA SARL et Fankou Construction.
Les chefs d’accusation retenus contre les mis en cause sont particulièrement graves. Ils portent notamment sur le détournement de deniers publics, la corruption d’agents publics, le faux et usage de faux en écritures publiques, l’escroquerie, la prise illégale d’intérêts, le conflit d’intérêts, l’enrichissement illicite, ainsi que le blanchiment de capitaux et la complicité.
Selon les textes visés par l’accusation, ces faits sont prévus et réprimés par plusieurs dispositions du Code pénal guinéen, notamment ses articles 19, 20, 403, 499, 585, 586, 652, 653, 771, 776, 764 et suivants. À cela s’ajoutent les dispositions de la loi n°041 du 4 juillet 2017 relative à la prévention, la détection et la répression de la corruption et des infractions assimilées, ainsi que celles de la loi n°024 du 17 août 2021 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Ce procès s’annonce déterminant, tant par la qualité des personnes impliquées que par la nature des infractions alléguées. Il pourrait également constituer un test important pour la crédibilité de la lutte contre la corruption et la délinquance économique en Guinée.
Les débats devraient permettre d’éclairer les circonstances exactes des faits reprochés, les responsabilités de chacun, ainsi que les éventuels circuits financiers mis en place. En attendant, la présomption d’innocence demeure pour l’ensemble des prévenus jusqu’à l’issue définitive de la procédure.
Écrit par: Fatoumata Keita
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