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Comme annoncé dans nos précédents articles, le procès opposant Maya Kaba, alias Maya la Solution, et l’artiste Mariama Bah, connue sous le nom de Yama Sega, s’est ouvert ce lundi 20 avril 2026 devant le Tribunal de première instance de Mafanco.
Dès l’entame, les débats ont été particulièrement tendus entre les deux anciennes amies et la juridiction. À la barre, les deux prévenues ont reconnu les faits qui leur sont reprochés par le ministère public, notamment des injures, diffamation et atteinte à l’ordre public par le biais des réseaux sociaux, en violation des articles 363 et 366 du Code pénal.
Première à comparaître, Yama Sega a admis avoir réagi à des publications de Maya qu’elle a perçues comme des attaques, bien que son nom n’ait pas été initialement cité.
« Il y avait une sorte de guerre froide entre nous. J’ai contre-attaqué en pensant qu’elle allait s’arrêter, mais cela a pris une autre tournure », a-t-elle expliqué.
L’artiste reconnaît avoir été la première à mentionner directement son ancienne amie et à proférer des propos injurieux sur les réseaux sociaux. Elle évoque une réaction dictée par la colère :
« J’avoue que je me suis trompée. J’ai agi sous l’effet de la colère. Je demande pardon. »
Suivie par près de 750 000 abonnés, Yama Sega admet que ses propos ont choqué l’opinion publique et affecté sa famille : « Mes parents sont moralement abattus. »
De son côté, Maya Kaba a expliqué avoir réagi depuis la Turquie à des commentaires liés à son voyage, notamment des rumeurs sur une intervention esthétique.
« J’ai fait un live sous l’effet de la colère. Je regrette profondément », a-t-elle déclaré.
L’influenceuse, qui revendique plus de 1,4 million d’abonnés sur TikTok et 800 000 sur Facebook, reconnaît l’ampleur de l’impact de ses propos.
Interrogée sur la véracité de certaines accusations, elle admet : « Non, je n’avais aucune preuve. »
Elle reconnaît notamment avoir tenu des propos diffamatoires, allant jusqu’à accuser à tort Yama Sega de faits graves, dont la consommation de drogue.
Le tribunal a longuement interrogé les deux prévenues sur leur responsabilité, insistant sur le caractère public, massif et délibéré de leurs publications.
Face aux juges, Maya Kaba a reconnu ne pas connaître les implications légales de ses actes sur les réseaux sociaux, tout en présentant ses excuses au peuple guinéen et aux autorités.
Les avocats de la défense ont mis en avant un conflit personnel amplifié par les réseaux sociaux, dans un contexte émotionnel et réciproque.
Me Paul Yomba Kourouma a notamment interrogé les deux parties sur leur volonté d’apaisement.
En réponse, Maya Kaba s’est dite prête à supprimer ses publications, voire à changer de compte, affirmant ne pas avoir agi avec l’intention de nuire.
À l’issue des débats, les deux parties ont exprimé leur volonté de tourner la page. Entre aveux, regrets et excuses publiques, Maya Kaba et Yama Sega ont toutes deux appelé au pardon et à la réconciliation.
La suite de la procédure devra désormais déterminer les responsabilités pénales et les éventuelles sanctions dans cette affaire largement suivie sur les réseaux sociaux.
Alhassane CONDÉ
Écrit par: Fatoumata Keita
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