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Technologies de surveillance : le CNT donne son feu vert à un prêt chinois de 50 millions de dollars

today14 mars 2026

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Le Conseil national de la transition (CNT) a approuvé un accord de prêt de 50 millions de dollars accordé par la banque chinoise d’import-export à la Guinée. Ce financement doit soutenir le projet « Guinea Safe City », destiné à renforcer la sécurité urbaine à travers des technologies de surveillance et de gestion numérique.

Afin de lutter contre le banditisme, les troubles sociaux et diverses formes de criminalité, le gouvernement guinéen a obtenu un financement de 50 millions de dollars auprès de la banque chinoise d’import-export.

Les conseillers nationaux du Conseil national de la transition (CNT) ont examiné et approuvé, vendredi 13 mars 2026, l’accord de prêt signé le 30 juin 2025 entre la République de Guinée et l’Export-Import Bank of China. D’un montant de 385 329 021 renminbis (environ 50 millions de dollars américains), ce financement vise à renforcer la sécurité et la gestion urbaine grâce aux technologies numériques, selon des informations rapportées par Guineematin.com.

D’après le rapport présenté par l’honorable Andéga Camara, la Commission du Plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire du CNT a examiné cet accord dès septembre 2025, en collaboration avec les représentants des ministères concernés. Le prêt prévoit un taux d’intérêt de 2 %, une période de grâce de cinq ans et un remboursement sur quinze ans, soit une maturité totale de vingt ans.

Le projet « Guinea Safe City », présenté comme l’un des programmes structurants du gouvernement en matière de sécurité, vise à lutter contre l’insécurité et la criminalité en milieu urbain grâce à un système moderne de surveillance reposant sur les technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce dispositif devrait permettre une surveillance en temps réel de zones jugées sensibles, une amélioration de la gestion du trafic urbain et un renforcement de l’efficacité des forces de sécurité.

Le financement du projet couvre quatre composantes principales :

·        l’installation de 324 sites de vidéosurveillance dans huit villes du pays ;

·        la construction de huit centres de surveillance et de commandement ;

·        l’acquisition de 900 terminaux portables et 100 terminaux mobiles destinés aux équipes de sécurité ;

·        l’installation de six stations de base LTE pour un réseau de communication sécurisé.

Lors des travaux en commission, plusieurs préoccupations ont été soulevées par les conseillers nationaux. Elles portent notamment sur la pertinence du projet, la protection de la vie privée, l’identification précise des sites d’installation, l’accès à l’électricité dans certaines localités et le cadre juridique encadrant le système de surveillance, a indiqué le rapporteur.

À l’issue des discussions, la commission a formulé plusieurs recommandations au gouvernement, parmi lesquelles la nécessité de préciser le cadre légal de la vidéosurveillance et les mécanismes de protection des données personnelles, ainsi que l’identification claire des sites et des villes concernés par le dispositif.

Le projet prévoit également la formation des forces de sécurité à l’utilisation de ces technologies, la maintenance des équipements et la sécurisation des données. Il inclut aussi un volet de transfert de compétences et d’implication d’entreprises locales.

Selon le rapporteur, cette initiative pourrait contribuer au renforcement de la sécurité publique et à la modernisation de la gouvernance urbaine, tout en soulignant l’importance du respect des lois relatives aux libertés publiques. Le dispositif devrait par ailleurs compléter le programme de vidéosurveillance déjà en cours dans la capitale, Conakry, avec l’objectif d’améliorer les conditions de sécurité pour les populations.

Écrit par: Fatoumata Keita

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