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À 20 km de Kindia, près de la sous-préfecture de Bangouyah : les habitants réclament une route praticable

today17 août 2026 12

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Les localités de Koba, Tanènè Kela Baguéya, Koumbaya et environs, situées à peine à 20 kilomètres de la préfecture de Kindia manque d’infrastructures sociales de base, notamment d’une route praticable.


Pour les usagers et les fils de ces localités, non loin de la sous-préfecture de Bangouyah, cette situation constitue un véritable casse-tête au quotidien. Elle freine également l’acheminement et le transport des produits agricoles vers les autres localités.
« Nous souffrons énormément sur cette route. Avec les engins, ce n’est pas facile sur cette route. Nous faisons de la culture des légumes, mais avec les difficultés de transports, certains sont obligés de passer la nuit ici », se plaint Oumar Conté.
Chaque trajet est un véritable calvaire. Pour ce conducteur de taxi-moto, l’état de la route est éprouvant, révèle Alpha Conté un autre conducteur de moto-taxi sur cette route.


« Ça gâte les engins. Avec la saison des pluies, tu rentres épuiser en ville. De la ville pour le village, c’est aussi un autre calvaire. Cette route relève de Kindia, mais nous souffrons. »
Autre conséquence de la dégradation de la route : les difficultés rencontrées par les propriétaires et conducteurs d’engins roulants, confrontés à des pannes et à des dépenses d’entretien récurrentes.« Ça gâte vraiment nos engins. A peine tu achète un véhicule, cela ne fait même pas six mois, que tu as des pannes. Comme les pneus, le roulement, ainsi de suite. Ça secoue vraiment la moto », explique Oumar Conté.


Mais la route n’est pas le seul problème auquel sont confrontées ces localités, regrette Alpha Conté.
« … Il n’y a pas de route et on n’a pas le courant électrique. Nous avons des difficultés avec le réseaux mobile. C’est vraiment un regret pour nous », déplore notre interlocuteur.
Depuis l’indépendance, la commune rurale de Bangouyah fait partie des localités qui attendent toujours de voir leurs routes bitumées.
« Nous ne savons pas pourquoi, mais il faut que les autorités fassent notre route. C’est surtout ce qui nous fatigue »
Face à cette situation, les habitants et usagers de ces localités formule une seule requête : que les autorités compétentes se penchent sur leurs difficultés et prennent des mesures pour améliorer leurs conditions de déplacement.


« Nos aînés ont déjà fait la requête au niveau des autorités pour nous aider à avoir une route, mais il n’y a toujours pas de réponse. Ce que nous leur demandons, qu’il nous aide à avec cette route », exhorte Oumar.
En attendant une réponse des autorités, les habitants de ces localités continuent de composer, au quotidien, avec une route qui reste l’un des principaux obstacles à leur développement.

Écrit par: Fatoumata Keita

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