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Il y a des sorties médiatiques qui, loin d’honorer leurs auteurs, agissent comme de véritables aveux d’impuissance. En écoutant la récente intervention vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, l’amertume le dispute au mépris. Voir des individus, qui ont symbolisé la décadence et le pillage systématique de la presse écrite, s’offusquer et tenter de renverser les rôles relève d’une indécence consommée. Ces prédateurs de la subvention publique, véritables « lycaons » opportunistes, croient pouvoir effacer des années de mauvaise gestion par des diatribes stériles et des gesticulations de surface.
La réalité, têtue et implacable, est pourtant là, gravée dans les bilans catastrophiques qu’ils ont légués en héritage. Comment l’opinion publique et les institutions de régulation pourraient-elles oublier la gestion calamiteuse qui a conduit l’AGEPI au bord de l’asphyxie ? Des arriérés de loyer abyssaux, des mois de salaires impayés pour la secrétaire — une situation de précarité inédite et inacceptable —, et des bureaux laissés dans un état de délabrement avancé malgré les appuis financiers et les subventions colossales reçus par le passé. Où est passée l’argent ? La réponse coule de source pour quiconque observe les méthodes de ces mercenaires de la plume.
Leur manœuvre est grossière mais bien rodée : acquérir à la hâte des machines d’imprimerie de façade, non pas pour faire vivre le noble journalisme d’investigation ou d’information, mais exclusivement pour cocher les cases administratives et capter la subvention publique. Des coquilles vides, sans véritables parutions régulières, qui vivent de la manipulation et de l’usurpation du titre de patrons de presse. Ce système de prédation a failli tuer la presse écrite traditionnelle, celle-là même qui s’appuie sur la sueur, l’encre, le respect des correcteurs et l’éthique professionnelle.
Aujourd’hui, face à la rigueur de la refondation impulsée en Guinée, ces imposteurs tremblent. Ils savent que le temps de la compromission et du pillage institutionnel est révolu. Leurs attaques ciblées et leurs calomnies ne sont que les soubresauts d’une caste en fin de course, incapable de se plier aux exigences de probité et de travail.
La corporation des véritables éditeurs de presse ne se laissera ni distraire ni intimider. Le peuple guinéen n’est plus dupe de ces faux prophètes de la démocratie médiatique. L’heure de la reddition des comptes a sonné, et pas une seule tirade populiste ne pourra soustraire les fossoyeurs de la presse à la sanction de la vérité et de la justice administrative.
Mamadou Aliou DIAKITÉ, Président AGEPI
Écrit par: Samuel Demba DUOLAMOU
today11 septembre 2026 20 5
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