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Abandon d’enfants : six personnes condamnées à trois mois avec sursis et au payements de 500 milles GNF chacune par le TPI de Dixinn

today11 juin 2026 14

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Les parents des enfants arrêtés lors des patrouille nocturnes et matinales engagées par les autorités ont comparu mercredi 10 juin 2026 par devant le tribunal de Première Instance de Dixinn. Au nombre de dix, ils ont reconnu les faits et demandé pardon aux autorités. Après les réquisitions et plaidoiries, six ont été condamnés à 3 mois de prison assortis de sursis et au paiement de 500 milles GNF d’amende chacun. Les quatre autres ont été renvoyés à des fins de la procédure pour délit non constitué.

Cette audience s’est tenue dans une atmosphère pleine d’émotion, avec des témoignages qui ont fait couler de larmes. Ces pères et mères de famille étaient poursuivis pour « Délaissement hors d’état de se protéger et mise en danger de la vie d’autrui ».

« En fait, c’est le verre à moitié plein. Le juge a quand même joué un grand rôle, parce qu’il a vu la situation de précarité de ses mamans. En fait, on veut une application de disposition de codes pour enfants, mais l’État doit quand même, au préalable, gérer les conséquences. Quand une veuve vend de l’eau avec son enfant, 16 ans, 15 ans pour l’aider, permettre à elle de souvenir au minimum vital, si elle est interpellée. Si vous voulez l’envoyer en prison, je crois qu’il faut créer des foyers d’accueil. Arracher la maman, laisser un enfant orphelin sans soutien à la maison, ça crée d’autres conséquences. On est pour l’application de la loi, mais la détention préventive, depuis le 26, les mamans sont placées sous mandat de dépôt. Des pauvres citoyennes, vendeuses, des mères vendeuses de boulettes et autres. Si vous voulez nettoyer la rue, pour éviter ça, mais l’État fait quoi pour aider d’abord les situations de précarité de nos mamans ? La plupart, les maris ne travaillent pas. On est d’accord qu’aucun enfant ne travaille, mais si l’État n’accompagne pas les orphelins, les orphelines, les veuves, on ne peut pas les priver de leur liberté. La plupart ont joué une grande dignité. C’est de se débrouiller avec des petits métiers nettoyeurs, venir nettoyer la mosquée Faysal pour pouvoir subvenir aux besoins de ces enfants », soutient Maitre Sidiki Bérété, avocat de la défense.

Selon cet homme en robe noire, cette mesure fait l’objet de l’application du code pénal. Cependant Maitre Sidiki Bérété affirme que l’État devrait créer des centres d’accueils avant l’application de cette mesure. Il persiste et signe qu’il n’y a nulle part eu de délaissement dans cette affaire.

« L’enfant aussi, à toute âge, doit éduquer, doit aider, assister les parents. S’il ne vient pas en aide, il ne peut pas comprendre les travaux ménagers. Le délaissement, c’est renoncer à son éducation, à son autorité parentale. Le procureur a voulu arranger les choses, en donnant une mauvaise définition du délaissement d’enfants. Il n’y a pas eu de délaissement. Seulement, les gens vivent dans une pauvreté extrême, dans la précarité. On ne peut pas les interdire de mener leur quotidien avec leur enfant. Si vous voulez interdire ça, venez en aide. Essayez de les assister. Donc, on va laisser nos pauvres mamans-là se débrouiller et faire manger aux orphelins. »

Devant le juge Mohamed Sangaré, les prévenus ont pris l’engagement de veiller strictement à l’éducation de leurs enfants. Ils ont aussi promis de ne plus jamais laisser les enfants sortir au-delà de 22h00.

 

Amara Simba SYLLA

 

 

 

 

 

Écrit par: Fatoumata Keita

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