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La ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, a appelé les officiers délégués de l’état civil à renforcer la vigilance dans la délivrance des actes d’état civil. Elle met notamment en garde contre la délivrance d’actes à des personnes étrangères et contre l’existence de services parallèles dans les archives.
Lors d’une sortie consacrée aux questions liées à l’état civil et à la sécurisation de l’identité nationale, la ministre a insisté sur la responsabilité des officiers délégués dans la préservation de l’intégrité des documents administratifs.
« Si vous laissez les étrangers obtenir des actes -fussent-ils des extraits numérisés-, c’est vous qui tronquez l’identité des Guinéens. C’est vous qui faites entrer les fossoyeurs de l’économie et des personnes qui n’ont aucun droit à l’identité nationale. C’est votre responsabilité, chers officiers délégués. S’il y a une rupture dans cette chaîne, la décentralisation bascule, la sécurité de l’identité s’effondre et la fraude continue », a-t-elle pointé du doigt.
Pour Djenabou Touré, la sécurisation de l’état civil constitue également un enjeu de sécurité nationale. Elle estime que les irrégularités dans la chaîne de délivrance des documents peuvent favoriser la création de fausses identités et faciliter certains phénomènes liés à l’immigration irrégulière.
« Aujourd’hui, la Guinée est considérée comme un pays de transit de l’immigration illégale. Cela doit cesser. La chaîne commence par l’acte de naissance avant d’aboutir à la carte d’identité et au passeport à la police », a-t-elle déclaré.
La ministre a également dénoncé l’existence de « services parallèles » qui, selon elle, interviendraient dans les archives de l’état civil pour reproduire ou détourner des références administratives.
« Pour mettre fin à cela, nous devons dénoncer ces services parallèles opérant dans vos archives pour dupliquer les numéros de registres et d’actes. Retranscrire illégalement des numéros pour créer de fausses identités est un acte criminel et condamnable », a-t-elle martelé.
À travers ces mises en garde, la ministre appelle ainsi les responsables de l’état civil à davantage de rigueur dans la gestion et la sécurisation des actes, alors que la fiabilité de ces documents constitue l’une des premières étapes de l’établissement de l’identité légale des citoyens.
Écrit par: Fatoumata Keita
today17 septembre 2026 23 2
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